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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 14:11

Ce matin en lisant Var Matin nous apprenons l'existence d'une liste, incomplête des candidats de l'UDI (centre-droit) dans notre département. Et j'ai, eu la ,surprise de découvrir qu'à Solliès-Pont une candidate, Vannessa Cuadrado, s'était faite désigner "tête de file". 

A ce jour nous avions 4 listes en préparation.

- Celle du Maire sortant André Garron qui a déjà commencé à faire campagne. Nous y reviendrons.

- Celle de René Grisolle. Personnage sympathique, mais d'après moi, assez peu préparé au combat électoral. Son blog que vous trouverez facilement sur Internet est pour le moment assez terne: une photo de son éventuelle équipe, l'histoire de la gerbe du 24 Août, objet de mon dernier article, le club de boule, et les défauts des travaux en Centre ville... Attendons !!!

- La gauche qui en principe devrait se présenter, mais nous ignorons qui sera la tête de liste.

- Enfin le Front National fort des 27 % de Marine Le PEN aux présidentielles prépare une liste dirigée par Régis Chevrot.

Avec cette nouvelle annonce nous serions à 5 équipes, ce qui est déjà beaucoup.

Ce qui intérésse les citoyens électeurs c'est avant tout la note fiscale qui les attend.

Personnellement quand je vois l'énormité des sommes annoncées au niveau des réalisations de l'actuelle muncipalité, je m'inquiète de notre niveau d'endettement.

De 2008 à 2012, il était raisonnable, mais nous n'avons pas les chiffres du Compte adminstratif de 2013, et pour cause, il sera voté après les élections municipales.

Là dessus il faudra qu'André Garron s'explique assez rapidement, chiffres en main. Qu'il arrête de mélanger des dépenses qui incombent au département, à l'Etat, à la région.

Je sais lors du sermon qu'il tient en clôture des Conseils Municipaux, (alors que l'on ne peut pas lui répondre) il m'a dénié la qualité de financier, pour me "rabaisser" à celle de "Comptable".

Je lui ferais remarquer que la comptabilité est une technique exacte et qu'il est difficile de gérer quoique ce soit sans un minimum de connaissance en ce domaine.

Voilà où nous en sommes. Ras de bol fiscal !!! Ne l'oublions pas.

André Duhamel Ancien Maire (1955-2001)


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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 14:14

Il ne se passe pas un jour sans que les médias ne commentent ces élections qui sont les plus importantes, aux yeux des français, après bien sûr celle du Président de la République.

Quand est-il à Solliès-Pont ?

Déclarés plus ou moins officiellement, nos deux "généraux" qui depuis quelques jours se mènent une "gueguerre".


Le premier incident assez facheux est cette affaire de gerbe déposée à l'occasion de l'anniversaire de la libération de la ville le 24 Août 1944.

René Grisolle, et on le comprend avait trouvé facheux qu'André Garron, notre Citoyen-Maire, résolut d'avancer la commémoration officielle d'un jour, le 23. Motif: l'affluence de la foule lors de la fête de la Figue. C'est vrai que cette année le 24 Août tombait un samedi.


René Grisolle convenait avec quelques amis, dont Jean Morin authentique résistant, de déposer le jour de l'anniversaire une gerbe au monument rappelant cette importante date.


Une heure après la gerbe en question avait disparu: André Garron avait demandé à la police municipale de retirer la gerbe.  A ses yeux cette petite et discrète manifestation portait atteinte à sa dignité de premier magistrat.

 

Quelque part, il se sent "propriétaire" des biens, voire des personnes qui servent la Commune. (exemple le site de la Ville, lui seul peut permettre à quiconque de se servir des textes ou des photos diffusés par ce moyen. Et d'invoquer le "droit d'auteur". A ce sujet j'estime que le site étant payé par le contribuable, la législation sur les droits d'auteurs ne peut s'appliquer à son profit).

Cette affaire est bien regrettable, mais sera vite oubliée.


Je note une affluence sur le site que j'édite depuis 2006 (Solliès-Pont.com) qui commence à progresser très nettement, signe que les Solliès-Pontois s'intéréssent à cette prochaine élection.

Pour l'instant je suis curieux de connaître les programmes et notamment sur   notre fiscalité locale qui est l'une des plus importantes du Var.

Certes nul ne peux nier que des réalisations importantes ont vu le jour sous ce présent mandat mais...mais !!!

Quid de l'endettement ? il semblerait qu'il aît pratiquement doublé.

Certes les taux sont faibles en ce moment. Mais il va falloir rembourser.


Dernière remarque: Ces réalisations l'ont été en grande partie pour l'amélioration du Centre Ancien qui ne regroupe que 35 % de la population et c'est bien sûr l'ensemble des contribuables qui vont payer. Fiscalement ce n'est pas juste.

Nous attendons les explications et les projets des candidats en lice.


Pour ce qui est de la Gauche, pour l'instant c'est le vague complet. Il faut dire que ses principaux responsables en ont assez d'être dans l'opposition depuis presque 19 ans.

Rêvons un  peu: pourquoi pas une liste regroupant toutes les sensibilités ?

 

Après tout la gestion municipale dans des villes comme la nôtre est finalement assez éloignée des préocupations partisanes des Partis Politiques.

Nous en reparlerons certainement.

André DUHAMEL Ancien Maire (1995-2001)


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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 15:15

A la suite de la décision du Conseil Constitutionnel concernant le compte de campagne de Nicolas Sarkozy, les commentaires vont bon train.

Dans notre canton, on se souvient de l'invalidation de l'élection au Conseil Général du Var de Bruno Aycart en 2009, pour une somme dérisoire de l'ordre de 700 E.

Je me suis renseigné et j'ai trouvé ces deux textes:

 

1-Article L 52-1 al. 2 du code électoral La Article L 52-1 al. 2 du code électoral

: A compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin. Sans préjudice des dispositions du présent chapitre, cette interdiction ne s'applique pas à la présentation, par un candidat ou pour son compte, dans le cadre de l'organisation de sa campagne, du bilan de la gestion des mandats qu'il détient ou qu'il a détenus. Les dépenses afférentes sont soumises aux dispositions relatives au financement et au plafonnement des dépenses électorales contenues au chapitre V bis du présent titre.

 

2. Le bilan de gestion est néanmoins autorisé

Le candidat élu sortant peut parfaitement éditer un bilan élogieux de son mandat (loi du 3 janvier 2001), ou en faire état dans un discours.

Il ne doit toutefois n’y avoir aucune ambiguïté sur le fait que l’émetteur du discours ou du bilan écrit est le candidat et non l’élu.

Il faut pour cela respecter un certain nombre de conditions : 

- le bilan doit être financé par le candidat sur ses fonds propres et inclus dans les comptes de campagne ;

- il ne doit pas faire apparaître de signes rappelant la collectivité dont il est l’élu (logo,par exemple) ;

- s’il s’agit d’un discours, il ne doit pas être prononcé dans le cadre d’une manifestation municipale (inauguration, remise de médaille, vœux, etc.).

 

Je pense que les 6 derniers mois du mandat (à compter du 1 er Septembre 2013) vont être difficiles pour notre citoyen Maire qui adore se mettre en valeur lors de manifestations de ce type.

Un conseil: attention au site internet de la Ville, financé par le contribuable. A mon avis il vaudrait mieux le cantonner dans la stricte information du public (décision, délibérations...)

Le photographe va pouvoir prendre des vacances.

Aux dernières nouvelles, il semblerait que les candidatures commencent à se faire jour. 

Evidemment André Garron qui ne fait pas mystère de vouloir se représenter, René Grisolle qui publie déjà un blog sur Internet.

Dernièrement j'ai appris que le Front National, fort des 27 % enregistrés par Marine Le Pen lors de la présidentielle dans notre commune, compte être présent. Et puis la Gauche Unie (ou désunie), mais l'on ignore qui sera tête de liste.

 

On en reparlera sûrement

 

André Duhamel  Ancien Maire (1995-2001)

 

.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 08:28

J'ai relevé cet article publié par le site "Nouvelles de France".On dirait qu'il a été écrit pour Solliès-Pont.Nous y reviendrons.

Le problème actuel est que ce Centre Ville coute très cher à l'ensemble des contribuables et ne représente qu'un petit tiers de la population.

Ce qui ne veut pas dire que les travaux effectués au cours de ce mandat étaient inutiles.

En 1995 nous avons été élus sur cette constatation: les élus de l'époque ignoraient que Solliès-Pont existait au-delà de la voie ferrée et de l'autoroute. "Mais c'est vrai il y a 3 ans un jeune cadre récemment arrivé disait (on lui avait appris) que les ruscats ne devraient pas exister."

Non le Centre n'est pas tout Sollies-Pont. Il y des urgences ailleurs: les voies et chemins où pratiquement rien n'est fait depuis 12 ans

André Duhamel

Ancien Maire de Solliès-Pont (1995-2001)

 

Commerces : les centres-villes abandonnés

 

Selon la fédération du commerce spécialisé, la vacance commerciale concerne aujourd’hui 7,1% du parc commercial situé dans les centres-villes contre 6,3% en 2001.

Les centres commerciaux affichent quant à eux une meilleure santé : seulement 4,9% d’espaces vacants. Les petites et moyennes villes sont les plus touchées tandis que les grandes métropoles ne connaissant pas ce problème, elles qui ont vu leur vacance commerciale reculer de 7,7% à 6% ces dix dernières années, grâce notamment à l’offre de transports en commun.

L’absence de vision d’ensemble et la multiplicité des propriétaires en centres-villes, sans parler de l’utilisation de l’indice du coût de la construction par les propriétaires pour revaloriser les loyers expliquent que les commerçants, notamment les enseignes nationales, préfèrent les centres commerciaux où tout est négocié avec la foncière qui détermine les loyers au moyen de l’indice des loyers commerciaux.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 11:56

Ce matin Claude Oliviéri revient sur le sujet de l'Anglais à l'Université.

Bonne lecture. A.D

Tout d'abord, éliminons tout faux débat. C'est faire un mauvais procès que d'imaginer que les opposants à ce texte veulent bunkériser l'université française. Point n'est besoin de faire l'apologie des échanges internationaux, ni de démontrer l'intérêt qu'il y aurait à ce que les étudiants français aient une bonne maîtrise de l'anglais. J'ajouterais simplement que l'anglais ne suffit pas et que les meilleurs ont bien compris que si l'absence de l'anglais est un handicap lourd, le fait de posséder d'autres langues est un plus en matière de recrutement, surtout à l'heure de la mondialisation. Pour mémoire, rappelons que l'objectif européen est que chaque pays enseigne deux langues étrangères (ce qui fait 3 avec la langue maternelle). En se polarisant sur l'anglais (même si pudiquement, on ne le mentionne pas dans le projet), on ne va pas dans le sens d'une ouverture, mais d'une soumission à la loi du plus fort...

 

Autre remarque : pour échanger, il faut avoir quelque chose à dire, quelque chose qui soit différent. Cela s'appelle la culture, celle-là même que chaque langue véhicule. Parler tous l'anglais, porter les mêmes sweat-shirts à effigies américaines, se bercer ( ?) des mêmes musiques, se bourrer des mêmes aliments, c'est accepter la coca-colaïsation et la mac-donalisation de la société. On n'en voit pas immédiatement les dangers, car on se dit que cela n'empêchera pas les Français de parler leur langue sur le sol national, mais le risque est grand à terme, et c'est de toutes les façons un appauvrissement. Et le raisonnement est bien sûr le même pour les autres pays et les autres langues. Bel exemple que la France donne au monde !

 

Les partisans de la loi soutiennent avec naïveté (ou mauvaise foi ?) que dispenser des cours en anglais va améliorer les performances de nos étudiants dans cette langue. J'ai même entendu un député rappeler que dans les classes européennes du second degré, on dispensait des contenus en anglais. On oublie simplement que cette option (au demeurant assez peu répandue car elle a ses limites)  vise simplement à augmenter le temps d'exposition à la langue sans alourdir l'horaire scolaire. La mesure se situe dans le cadre du développement de l'enseignement des langues vivantes. Telle n'est pas l'intention du législateur dont la seule ambition affichée est d'attirer davantage d'étudiants étrangers dans nos universités. Sauf erreur de ma part, il n'y a rien dans cette loi qui relève d'une politique cohérente et volontariste de l'enseignement des langues aux étudiants non linguistes. Croit-on sérieusement qu'un étudiant qui n'a plus eu de cours de langue depuis le bac va être spontanément en mesure de suivre en anglais un cours de master par exemple (au passage, je relève qu'on ne parle que des masters : ce qui se passe avant, on s'en moque ?).

 

On prétend que c’est établir une égalité entre les grandes écoles et les universités, que d’autoriser celles-ci à faire ce que celles-là se sont arrogé le droit de faire. Mais ne crée-t-on pas une inégalité plus grande entre les étudiants français qui auront eu la possibilité d'aller à l’étranger parfaire leur anglais et ceux qui n’en n’auront pas eu les moyens ? Encore une fois, la situation des grandes écoles est différente de celle des universités (petit nombre d’élèves, de bon niveau, sélectionnés par des concours difficiles, conditions d’enseignement de bonne qualité, etc.). D’ailleurs dans les grandes écoles, ce n’est pas tant l’anglais qu’on apprend (généralement, on le maîtrise déjà) que d’autres langues qui donneront une plus-value à leur CV. C’est ce que j’ai vu à Supélec par exemple où les langues asiatiques ont un réel succès ou encore à Mulhouse où l’on a pour objectif de former des ingénieurs chimistes trilingues et où après avoir renforcé l’enseignement des trois langues la première année, on dispense indifféremment des cours en français, en anglais ou en allemand.

 

Si on veut faire en sorte que nos étudiants soient capables de postuler des emplois où la maîtrise de telle(s) ou telles(s) langue est nécessaire, alors donnons-nous-en les moyens au lieu de faire semblant de croire qu’on va régler le problème des étudiants français en dispensant en anglais des cours destinés à des étudiants (plus ou moins) anglophones. Au passage, ne nous abusons pas sur les profils de ces étudiants qu’on cherche à faire venir chez nous : les meilleurs vont aux États-Unis ou en Allemagne. Ceux qui choisissent une destination française le font par défaut et parce que les frais de scolarité y sont moins élevés. Mais, le plus souvent, le niveau d'anglais des étudiants "émergents" n'est pas suffisant pour recevoir un enseignement pointu en anglais ! Alors, va-t-il falloir leur enseigner l'anglais pour leur permettre de suivre des enseignements en anglais ??? Paradoxe de la situation : des enseignants qui parlent mal l'anglais à des étudiants qui le maîtrisent mal ! On est encore au pays de Descartes ? Le globish est-il l’instrument rêvé de la rigueur scientifique ? Non décidément, ce n’est qu’un argument marketing assez illusoire. Cela fait penser aux boutiques qui affichent « English spoken » pour attirer le chaland…

 

Un amendement a introduit dans la loi l’obligation de dispenser des cours de français langue étrangère à ces étudiants. Bonne initiative, mais sera-t-elle suivie d’effets ? On peut en douter quand on voit l’état des finances des universités et l’inconsistance des politiques linguistiques : un collègue de Versailles me signale que sa fac a tout simplement décidé de supprimer les budgets affectés initialement au "plan réussite licence" (qui devait permettre aux étudiants les plus faibles de s'accrocher un peu). Souvenir personnel : quand j’étais à Paris 3, je me suis battu pour qu’on applique un décret (que j’avais un peu initié quand j’étais au MEN) qui rendait obligatoire l’enseignement d’une langue étrangère dans le premier cycle universitaire. Cela s’est traduit par un cours d’une heure de grammaire anglaise en amphi !

 

Puisqu’il faut bien en venir à la question des contraintes budgétaires, a-t-on bien évalué le coût de nos ambitions ? On a fait passer le nombre d'étudiants étrangers de 174 000 en 2000 à 285 000 aujourd'hui. Ils constituent désormais 12% de l'effectif d'étudiants en France.

Parallèlement, le nombre de bourses du gouvernement français aux étudiants étrangers (qui devraient constituer l’outil privilégié pour inciter les meilleurs à venir chez nous) est passé de 20 109 en 2005 à 14 687 en 2011, le budget correspondant ayant fondu de 104 millions d'euros en 2005 à 72 millions en 2011,  montant qui est programmé pour rester inchangé jusqu'en 2015. C'est près de 35% de baisse. Et, en moyenne, ce ne sont que des bourses de 5 000 euros par an. Un petit calcul : en France, un étudiant moyen coûte environ 10 000 euros par an au contribuable, du fait que l'université est quasi gratuite. Nous formons 285 000 étudiants étrangers par an. Retirons-en environ 35 000 qui sont dans des grandes écoles facturant leurs coûts de scolarité. Reste 250 000 étudiants à 10 000 euros : c'est un coût d'environ deux milliards et demi d'euros à la charge du contribuable français. Est-ce bien raisonnable de vouloir tripler ces effectifs, comme le propose la conférence des grandes écoles, mais, il est vrai, avec la perspective de mettre un terme à la gratuité de l’enseignement supérieur ? Cela mérite pour le moins réflexion.

En résumé, je pense qu’il n’y a pas grand chose de positif à attendre de cette loi. Ce n’est pas avec ce genre de racolage qu’on aura demain des étudiants étrangers qui décrocheront un prix Nobel depuis une université française. En revanche, elle donne l’image désastreuse d’une nation qui ne croit plus en la langue qui l’a portée et qui n’est plus capable d’exprimer la modernité scientifique.



 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 10:49

 

Je viens de recevoir l'analyse de Claude Oliviéri sur l'Anglais à l'Université.

Un article écrit pour Le Monde.

Claude Oliviéri a été Conseiller Municipal  lors de la précédente Municipalité. Il s'était présenté comme tête de liste avec Jean Pierre Luquand.

Malgré nos différences d'ordre politique nous avions sympathisé.

Au début de ce mandat il avait été nommé responsable du site de la Commune (www.ville-de-solliès-pont.fr).

Poste qu'il a abandonné pour des raisons de santé et a été remplacé par René Long correspondant de Var-Matin dans notre commune.

André Duhamel

Ancien Maire de Solliès-Pont  (1995-2001) 

 

La langue du labo n'est pas celle des amphis Contrairement à ce que prétendent les défenseurs du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, et une grande partie des médias qui relaient avec beaucoup de légèreté un projet dont ils ne semblent pas avoir bien mesuré les inconséquences, si l’anglais a sa place à l’université, cette place ne peut pas être celle du français !

 

Un constat : l'idée de transmettre le savoir en une langue étrangère - promue au rang de langue universelle de la science - semble recueillir une majorité de suffrages dans les milieux scientifiques.

 

L'explication ne viendrait-elle pas du fait que ceux-ci confondent la langue des échanges et de la recherche avec celle de l'enseignement ? La langue du labo n'est pas celle des amphis ! Ajoutons que ce n’est pas en généralisant l’usage de l’anglais dans les universités (ne parlons que de cette langue puisque le faux-nez du multilinguisme a été laissé au vestiaire) qu’on va combler le retard entre celles-ci et les grandes écoles.

 

S’il y a une hypocrisie, c’est de le laisser croire ! J'entends dire par certains que tous les enseignements ne seront pas concernés. Soit ! mais qui peut imaginer qu'on aura les moyens de dédoubler les cours pour les dispenser à la fois en anglais et en français ? Quoi qu'on en dise, les enseignements en français sont bien menacés.

 

Une interrogation : combien de professeurs seront-ils capables d'enseigner correctement leur discipline en anglais ?

Et combien d'étudiants seront-ils en mesure de suivre de tels cours ?

Ne risque-t-on pas de se retrouver dans cette situation ubuesque des enceintes internationales où les interprètes s'arrachent les cheveux face à la langue bizarre dans laquelle des non native speakers croient faire illusion ?

 

La rigueur scientifique ne peut s'accompagner d'une langue approximative. Souvenons-nous de Camus : "mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde"... Un doute : si le but est d'attirer dans nos universités des étudiants étrangers, on peut se demander quel intérêt ils auraient à venir en France plutôt que dans une université anglophone.

La science ambitionne d'avoir une valeur universelle, mais on oublie un peu vite qu'on n'invente pas les mêmes choses dans toutes les langues, tout simplement parce que chacune appréhende différemment la réalité.

 

Le danger de bunkérisation me semble plutôt résider dans la vision uniformisante que dans la prise en compte de la diversité des approches culturelles.  Une inquiétude enfin : comment sera perçue cette décision par les pays francophones, qui continuent encore - mais pour combien de temps ? - à voir dans le français une langue porteuse de valeurs universelles, et dans l'université française une institution où les exigences de qualité priment sur les attraits du marketing ?

 

Claude Oliviéri 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 13:03

Ce matin j'ai eu la surprise d'une visite d'un contrôleur des Impôts. Evidemment sans rendez-vous, à l'improviste.

L'objet:  la surface de mon habitation.


Après quelques minutes de discussion le fonctionnaire convenait que le cadastre était juste au niveau de la surface ... Mais...mais j'aurais une augmentation des impôts locaux en vertu d'un classement supérieur de ma maison.

Invérifiable...

Je serais amenè à faire une réclamation pour obtenir la justification de cet aspect purement subjectif de cette évaluation.

 

Ayant une certaine expérience en ma qualité d'ancien Maire et de Cadre supérieur du Trésor Public (honoraire), je ne peux que poser certaines questions très actuelles au niveau de nos finances communales.

 

André Garron s'est lançé dans une véritable orgie de travaux, notamment en Centre Ancien.

Je ne dis pas qu'ils étaient inutiles, mais peut-être un peu trop précipités. Et comment payer ?

 

Certes du fait de l'inaction durant 7 années de la précédente municipalité (Capifali-Rassat) en matière d'investissement la Commune n'était pas trop endettée jusqu'en 2012.

 

Mais avec tous ces travaux récents et notamment ceux concenant le Château( que j'ai acheté pour la Commune en 1998):

- aménagement d'une nouvelle mairie et d'un centre culturel, l'addition va être lourde. 4 M€ pour le programme dont 3 M€ en emprunt qui va pousser notre endettement à 11 M€ 600. L'endettement jusqu'alors était 8 M€ 6. Je vous laisse juger...

 

Alors comment y faire face ?: En augmentant les impôts (comme le gouvernement actuel).

 

Le taux des impôts locaux est déjà très élevé, difficile de faire comme G. Capifali qui en 2002 et 2003 les a augmenté de  32 %. Nous serions plus cher que la Seyne sur mer, la championne du  Var.

 

Autre solution revaloriser les bases et il semble que ce soit la politique actuelle. J'en ai fait l'expérience ce matin.

 

Dejà il y a quelques semaine André Garron se plaignait de la stagnation des ressources de fonctionnement dont la fiscalité est la première et importante composante. L'explication est que Solliès-Pont, pour des raisons qui restent à élucider, voit son territoire bloqué à toute construction nouvelle, en dehors du Centre Ancien.

Alors que lorsque l'on se déplace chez nos voisines La Crau, Solliès Ville... des construtions nouvelles émergent. Il suffit de constater qu'en face de serres un certain nombre de lotissements voient le jour.

 Il est vrai et je l'avais relaté ici sur ce blog, l'actuel DST (Directeur des Travaux municipaux) m'avait déclaré peu de temps après sa prise de fonction:" Les Ruscats, cela ne devrait pas exister"... Fermez le ban.


Il était nouveau, on avait du lui faire la leçon. Je m'en étais plaint à André Garron qui m'avait répondu "Tu as du mal comprendre" ...Mais si j'avais bien compris. On me dit "c'est la faute des chasseurs, si l'on construit, leur territoire diminue comme une peau de chagrin"


Je connais ces responsables. A mon avis il n'ont pas les moyens d'influencer les décisions à ce niveau de gravité et puis ce n'est pas dans leur intérêt de voir des territoires réduits à la friche. Ce n'est pas non plus l'intérêt de Solliès-Pont et de sa population.

 

Dans les mois qui vont suivre, à la veille des élections municipales, je pense que ces questions seront au centre des débats.

 

A suivre...

 

André DUHAMEL

Ancien Maire de Solliès-Pont (1995-2001)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:06

Ci dessous article paru dans Var Matin le 8 Avril 2013

 

"le premier magistrat qui a tenu des propos diffamatoires, en plein conseil municipal, à l'égard du président de l'association Solliès Environnement et Urbanisme a été condamné hier à   2 000 euros d'amende avec sursis et à payer des dommages et intérêts. André Garron a profité de la tribune de la séance du 27 septembre 2012 pour prononcer des paroles à caractère diffamatoire à l'encontre de Gaspard Scuderi, le responsable d'une association qui a pour objet la protection et la défense des droits et intérêts des propriétaires fonciers de la commune de Solliès-Pont. Sanctionné ce lundi par le tribunal correctionnel de Toulon, l'édile a fait part de sa volonté de faire appel du jugement."

 

Un des défauts qui caractèrise notre Citoyen-Maire est sa façon très vulgaire de s'exprimer. On me dit que cette manière de parler est celui de l'armée française. Ce que bien sûr je n'accepte pas. Je connais des officiers et sous-officiers  tout à fait  convenables sur ce point.

 

En 2008, j'avais soutenu ce candidat et compte tenu de la situation électorale de l'époque, je ne le regrette pas.

Il se trouve que la prochaine échéance de 2014 se présente sous de meilleures conditions.

 

Nous en reparlerons certainement, mais pour l'instant je pense que c'est prématuré.

 

André DUHAMEL

Ancien maire de Solliès-Pont (1995-2001) 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:39

Je viens de trouver une analyse sur un site spécialisé ( Proxiti)et qui concerne la dette de notre Commune.

 

A priori jusqu'en 2011 rien d'alarmant, Sollies-Pont serait bien placée. Il faut dire que la muncipalité précédente Capifali-Rassat n'a pratiquement pas investi en 7 ans de mandat (à part la place de l'Eglise et la toiture du château), mais a augmenté les impôts locaux de 32 % (2002-2003) ainsi que les frais de personnel. Il faut reconnaître à l'actuelle équipe d'André Garron une amélioration en ce domaine.

Le Maire se plaint de la stabilité des recettes de fonctionnement: c'est le résultat du gel des terres dites agricoles pour une agriculture qui a pratiquement disparu. Notre population n'évolue pratiquement pas (2 % selon une enquête récemment publiée)

 

Mais voilà, avec tous ces travaux qui ont été effectués dernièrement et ceux qui ont été annoncés, il y a lieu de s'inquiétter, car rien n'est plus simple que de s'endetter en laissant aux municipalités qui suivront le soin de rembourser.

Jusqu'ici, la plupart des travaux réalisés étaient nécéssaires, mais en ce qui me concerne, je doute de l'urgence des travaux prévus: la rue du 6 ème RTS (600 000 €), en dehors bien sûr du problème des canalisations. Faut-il dépenser 300 000 € pour rajeunir le foyer Quiétude que d'aucuns considèrent comme une verrue?

Cette salle rend bien service, mais il faudrait peut-être l'installer ailleurs !

 

Voici le texte de l'analyse

 

 

"Dette de la Commune de SOLLIèS-PONT

A quel point votre commune est-elle endettée ?

En 2011, le montant total des dettes dûes par la commune de Solliès-Pont était de : 8 306 000 €.

Si l'on rapporte cette dette au total des rentrées d'argent de votre commune (que l'on nomme produits de fonctionnement) et qui étaient de 14 078 000€ en 2011, alors cette dette représente : 59% de ses revenus annuels.

A Solliès-Pont, ce montant de la dette est en augmentation de 5.66 % par rapport à 2010.


Solliès-Pont continue donc de s'endetter.

Comparaison Revenus/Dette de Solliès-Pont (de 2000 à 2011)

Comparaison de la dette et des revenus pour SOLLIèS-PONT de 2000 à 2011
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Par rapport aux 11 084 habitants de Solliès-Pont, en 2011 le poids de cette dette représente 749 € par habitant.

Concrètement, une famille de 4 personnes qui habite Solliès-Pont, devra donc payer dans ses impôt locaux futurs : 2996 € pour le remboursement de cette dette (plus les intérêts aux banques déjà gavées et soutenues par vos impôts nationaux, bien sûr).

A noter : la valeur moyenne de la dette par habitant des communes françaises similaires à Solliès-Pont était de 935 € par habitant, en 2011.

A Solliès-Pont, la dette due par habitant de la commune en 2011 est donc moins élevée de 19.89 % que pour des communes similaires."

 

André DUHAMEL

Ancien Maire

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 16:17
J-P Luquand rappelle, sur Facebook aujourd'hui, l'origine du "monstre du Gapeau"
(appellation que l'on doit à Claude Alberto journaliste de Var Matin à
l'époque) .


Je tiens à préciser la vérité sur l'origine de cette passerelle qui
avait été imposée par les services de sécurité (pompiers.D.A.S etc...)

Ce monstre a été démonté, devenu inutile car la municipalité actuelle a acheté l'immeuble qui abritait une poissonnerie disparue ces dernières années. A sa place une allée a été réalisée, pour le plus grand bien du Centre Ancien.


A l'occasion de l'agrandissement de la Maison de retraite, ces services ont exigé un passage permettant, en cas d'accident de faire passer les secours et éventuellement évacuer cet établissement.

A l'époque il n'y avait pas d'autre solution. Je suis tout à fait d'accord pour estimer que cette réalisation était détestable. Mais la Commune que je dirigeais n'était pour rien dans cette affaire. Sur le plan financier la Commune n'a rien versé et a seulement dispensé la Maison de retraite de payer le droit de stationnement qui lui imcombait à la suite de cet agrandissement... Ce que nous aurions fait de toute façon.


Ma réponse

"Il faut rappeler que ce monstre du Gapeau a été exigé par les services de sécurité et que son financement a été intégralement assuré par la Maison de retraite et non par la Commune. L'erreur a été pour la directrice de l'époque de vouloir agrandir son établissement au même endroit. Enfin la poissonnerie Séraphin venait tout juste d'ouvrir. Comme bien des commerces du centre ville celle-ci a mis la clé sous la porte. Evolution constatée partout dans notre pays."

André DUHAMEL

Ancien Maire (1995-2001)

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