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9 août 2006 3 09 /08 /août /2006 06:48
Un article lu dans "Mieux vivre votre argent" par François de Witt.
Je pense qu'à Sollies Pont, vu le nombre de friches agricoles, le phénomène ira en s'amplifiant.
J'ai toujours été partisan d'un developpement mesuré et contrôlé de notre espace construtible.
Or, on ne comprend pas bien pourquoi la DDA du Var et la chambre d'agriculture s'opposent à reconnaître la réalité de notre commune qui est devenue résidentielle et n'est plus ce "bourg rural" des temps anciens. Il reste un nombre résiduel (5 ou 6) d'agriculteurs à temps plein et l'exemple que nous a donné un de ces derniers qui a organisé le saccage de l'environnement (décharge illicite sur un terrain classé) démontre qu'il est temps de "reprendre la main"
André DUHAMEL

Question d'argent - mardi 8 août 2006
Les prix fous des maisons de campagne
par François de Witt

Depuis près de dix ans, la tendance haussière des terres agricoles s’explique par l’influence des achats des urbains en zone rural. Ce marché est-il susceptible de s’essoufler ?

Chronique du 22 mai 2006

Le prix des terres agricoles ne dépendent plus de l'agriculture. Ce constat surprenant est fait par la fédération des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer), ces organismes chargés du remembrement des terres. A l'heure actuelle, dans de nombreux départements, les acheteurs de résidences secondaires, mais aussi de plus en plus de résidences principales sont en première ligne devant les agriculteurs. Dans les Pyrénées-Orientales, dans les Alpes-Maritimes et en Corse-du-Sud, qui représentent évidemment des cas extrêmes, les non-agriculteurs représentent désormais plus de 70 % des terres achetées. A des prix qui n'ont évidemment rien à voir avec ceux des prairies naturelles ou des terres labourables pour reprendre le jargon usuel. En Corse-du-Sud, par exemple, en 2005, les prix non agricoles ont progressé sept fois plus vite que les prix agricoles. Quand le propriétaire d'une maison de campagne rachète une parcelle, pour avoir la paix, il la paye en moyenne nationale plus de neuf fois le prix agricole, contre cinq fois il y a dix ans.

Autre indicateur, toujours sur dix ans : si les terres à usage agricole valent 40 % de plus, les terrains constructibles de petite surface (moins d'un hectare) ont plus que doublé. Rien qu'en 2005, les prix des maisons de campagne ont augmenté de 16 %, soit encore un peu plus vite que les prix de l'immobilier urbain.

Cette tendance est-elle susceptible de se retourner ? C'est ce que pensent les Safer, tout en reconnaissant que la maison à la campagne est devenue un nouveau mode de vie. Mais certains signes permettent de penser que le marché est susceptible de s'essouffler. D'abord, les étrangers sont un peu moins présents. Ils ne représentent au demeurant que 12 % des achats de maisons à la campagne. Second signe : les donations Sarkozy ont pris fin en décembre dernier. Elles représentaient un puissant stimulant à l'achat, notamment pour les jeunes couples. Enfin, quel sera l'impact de la hausse durable du prix des carburants et plus généralement du coût du transport ? Elle pèsera forcément sur un marché dont les prix sont devenus peu réalistes.


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Published by André Duhamel - dans informations locales
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