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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 09:00

C’est Valeurs actuelles qui rappelle, sur sa couverture et dans six excellentes pages intérieures, cette formule virile de Georges Pompidou, face à de trop nombreux projets de règlements émanant de ses services et, en particulier, d’un jeune chargé de mission, appelé …Jacques Chirac. Plus de quarante ans après, que dirait-il, face à ce que Mathieu Laine, dans une formule percutante, avait appelé « la Grande Nurserie ». Les exemples de Valeurs actuelles, que nous rencontrons dans notre vie quotidienne, sont éloquents et, comme le dit Eric Branca, de même « que trop d’impôts tuent l’impôt, trop de lois tuent la loi ».

Quelques exemples : interdire la création de salles fumeurs, d’établissements réservés aux amateurs de tabacs et même, comme certains l’ont proposé, menacer de supprimer les terrasses en plein air, n’est-ce pas « la volonté de se substituer au libre-arbitre de chaque citoyen » ? Est-ce vraiment un crime de rouler en ville à 51 kilomètres-heures, quand on connaît le peu de fiabilité des compteurs ?

Valeurs actuelles rappelle que Bruxelles était parti en guerre contre le camembert au lait cru, en raison du principe de précaution (puisque non pasteurisé) : est-ce raiment raisonnable ? L’Etat, symbole de l’immoralisme, se fait moralisateur et nous dit tout ce qui est mal, réduisant à zéro liberté et responsabilité, et voulant à tout prix une société de totale sécurité, à risque zéro, ce qui n’existe pas, même avec un policier par Français et même dans les Etats totalitaires. Mais pourquoi ne peut-on voir en image quelqu’un qui fume (on se souvient de la suppression par censure sur image des cigarettes de Lucky Luke ou Sartre ou de la pipe de jacques Tati), alors qu’au cinéma l’apologie des stupéfiants ne pose aucun problème au CSA ?

Les sanctions contre des fautes minimes  peuvent entrainer la perte du permis ou, comme avec la loi Hadopi, la perte de l’abonnement internet : or il s‘agit d’une privation grave de libertés fondamentales (se déplacer, s’informer et communiquer) qui peuvent avoir des conséquences disproportionnées avec la faute, par exemple sur un emploi. Les conseils alimentaires pleuvent (on doit manger cinq fruits par jour), tandis que l’on autorise, voire encourage, n’importe quoi, comme du chocolat sans cacao, bourré d’huile de palme, encore plus dangereux pour la santé.

Il y a – hélas - des enfants qui se noient dans les piscines familiales. Au lieu de faire appel au sens de la responsabilité des parents et à l’éducation qu’ils doivent donner à leurs enfants, on multiplie les mesures contraignantes, qui ne servent en général à rien, sinon à se responsabiliser un peu moins : puisqu’il y a une alarme, à quoi bon surveiller les enfants ? Valeurs actuelles rappelle que les camps scouts doivent conserver plusieurs jours un échantillon de la nourriture servie, en cas de contrôle de la DDASS. Ne parlons pas du risque qu’il y a à refuser d’embaucher une personne totalement incompétente si elle entre dans une catégorie protégée, sous peine de discrimination ; la Halde veille au grain, elle qui peut « condamner sans procès ».

Suivent quatre pages qu’il faudrait lire en entier sous le titre « chronique du harcèlement ordinaire ». Chacun pourrait rajouter quelques épisodes au feuilleton présenté : « Automobile : la persécution » (Exemple : « bien des radars sont installés à des endroits qui rapportent et non pas sur les voies les plus dangereuses »), « La fatwa anti fumeurs », « Vin et cancer : vérité, contre-vérités », « Bruxelles contre la gastronomie », « L’inflation des normes ». Les normes deviennent si strictes, donc si coûteuses, que souvent on doit arrêter les activités concernées. De plus, tout cela est présenté comme constituant le droit, alors que ce sont de simples textes législatifs, contraires au droit naturel.

Mais nos « législateurs » ne sont que des amateurs par rapport aux ayatollahs qui rêvent de nous gouverner. Valeurs actuelles rappelle un des plus beaux exemples : Yves Cochet, ancien ministre de l’environnement, explique que la pollution générée par un enfant équivalait à 620 trajets Paris-New-York. Il propose donc une directive pour que « les familles européennes soient encouragées à n’avoir que deux enfants ». Comment ? Par exemple en diminuant les allocations familiales à partir du troisième, en attendant des mesures plus radicales. Si nous laissons faire, le « meilleur des mondes » est  pour demain.

Le 17 juin 2009

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