Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 10:46

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 L’évènement marquant de ces jours à venir sera l’accès de Barak OBAMA à la Présidence des Etats-Unis. On dit traditionnellement que le locataire de la Maison Blanche est l’homme le plus puissant du monde.

 Il y a quelque exagération dans cette formule car, tout OBAMA qu’il soit, et quelle qu’ait été l’ampleur de son succès électoral, le Président américain trouvera sur sa route des difficultés et des limites dont il devra bien tenir compte. Je ne voudrais pas grossir le flot des commentaires de quelques considérations banales. Je voudrais surtout souligner l’écart qui peut exister entre ce que disent les candidats et ce que font les élus.
 Cet écart est habituel en France. En sera-t-il de même avec OBAMA ? Dans trois domaines il tiendra vraisemblablement ses promesses, au moins dans un premier temps. Le premier est la poursuite du plan de relance de quelque 800 milliards de dollars, dans le sillage du plan que George W. BUSH avait prévu.

 Encore OBAMA envisage-t-il dès maintenant d’aménager ce plan d’une façon plus originale que prévu : il assortit la croissance des dépenses publiques d’une substantielle baisse des impôts, réalisant en apparence l’alliance de la carpe et du lapin, c'est-à-dire de l’impulsion publique et de la dynamique privée.

 Le deuxième domaine est la politique environnementaliste. OBAMA a été sous influence d’Al GORE, et un certain nombre de mesures inspirées par le lobby des verts seront prises dès le début. Mais ira-t-on comme en France jusqu’à imaginer par exemple une fiscalité pénalisant les grosses voitures ? Ce serait donner le coup de grâce à l’industrie automobile. Le troisième et dernier domaine est celui de la protection sociale. OBAMA a promis d’élargir considérablement les allocations, subventions et retraites, avec peut-être le modèle français en tête.

 Mais CLINTON s’y était cassé les dents, compte tenu des coûts prohibitifs d’une socialisation de la santé et d’un rejet de la capitalisation. Somme toute OBAMA va réaliser une partie de ses engagements, mais il ne pourra réaliser le « rêve » dont il a parlé abondamment pendant sa campagne. Restent tous les autres domaines de la politique américaine, ils ne sont pas mineurs. Bien que l’on attende la date fatidique du 20 janvier pour croire à la paix dans la bande de Gaza, on a déjà vu que les positions vis-à-vis de l’Iran, de l’Afghanistan et au Moyen Orient ne sont pas éloignées de celles de son prédécesseur, et Hilary CINTON a dit son intention de ne pas révolutionner le fond de la diplomatie américaine, sinon sa forme.

 Évidemment OBAMA s’est abrité ces derniers jours derrière sa position de président élu non encore président. Mais il serait surprenant qu’il nous réserve un coup d’éclat sur ce chapitre.

La continuité sera aussi la règle dans le domaine du commerce international. Contrairement à ce que l’on pouvait craindre avec ses annonces pendant la campagne électorale, OBAMA ne s’est pas converti au protectionnisme, et ne remettra pas en cause le principe du libre-échange mondial. Voilà sans doute ce qui va peser le plus lourd dans le futur. On fait souvent le parallèle entre l’ère OBAMA naissante et la période de ROOSEVELT. Sans doute le « retour de l’Etat », le « New Deal » peuvent-ils évoquer les années 1930. Il y a cependant une différence fondamentale : de 1930 à 1939, tous le pays occidentaux ont fait une surenchère protectionniste, chacun croyant se protéger de la Grande Dépression en s’abritant derrière ses frontières. Ce nationalisme économique a exacerbé le nationalisme politique et la xénophobie, ce qui a été la cause principale du conflit mondial. Les idéologies totalitaires, de Hitler comme de Staline, avaient associé socialisme et nationalisme. Fort heureusement on ne songe pas aujourd’hui à répéter cette erreur tragique, et le « sommet du G 20 », tout en appelant de ses vœux une « refonte du capitalisme » n’a pas remis en cause la mondialisation – feignant d’ignorer que la mondialisation est évidemment le plus grand succès du capitalisme, et le véritable gage de la paix mondiale. La mondialisation est la garantie fondamentale que les Etats-Unis éviteront les dérapages, tant monétaires que budgétaires, réglementaires ou fiscaux. Il suffit que l’un des Etats impliqués fortement dans les échanges mondiaux continue à respecter les règles de la compétitivité et ne se laisse pas aller aux illusions qui ont nom relance, fonds souverains, dépréciations monétaires, démagogie syndicale pour que les autres soient amenés à ne pas dépasser certaines limites de l’anti-économique. Or, pour l’instant, quelques pays européens (comme l’Allemagne) ou émergents (comme l’Inde et peut-être la Chine) ne veulent pas s’engager dans le cycle déficits-inflation–chômage ni goûter aux délices de l’endettement. Le gendarme de la mondialisation interdit donc à Barak OBAMA, et à tous les autres puissants de la terre, de franchir la ligne jaune. Un schéma très répandu veut que la politique (voire même l’environnement) domine l’économie.

 Mais la réalité, depuis des siècles, est inverse : des peuples ruinés par la politique, et dressés les uns contre les autres, ont fini par se reconstruire économiquement, à retrouver les vertus de l’échange et le chemin de la paix. Il n’est pas d’homme politique assez puissant pour ignorer durablement les lois de l’économie et l’impératif de la liberté humaine.

 Jacques Garello
Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /2009 15:11

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Les statistiques générales de votre blog depuis sa création
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Il y a encore des "incultes" qui volontairement ignorent l'impact des blogs.
Aujourd'hui pour la premère fois, je publie les statistiques du mien.
Pour une information purement locale et qui se limite généralement à Sollies Pont, je pense que ce n'est pas mal.

Les chiffres les plus élevés concernent la péiode finale de la campagne électorale des municipales.

Le futur Président Obama ne s'y est pas trompé. De plus et je le sais, il y a des lecteurs qui impriment l'article qui leur a plu et le diffuse autour d'eux.
A bientôt
André DUHAMEL
 
Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 17:03

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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /2009 09:12

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Depuis le 10 décembre je n'avais rien publié car la période dite des fêtes ne s'y prêtait pas et il n'y avait pas grand chose de nouveau dans notre Commune.
Hier à l'église il nous a été donné de suivre la pastorale organisée par Germain Arêne et son équipe. Moments de joie et d'émerveillement devant ces cinquante enfants souvent très jeunes qui parfois avaient du mal à tenir en place.
Je retiens en particulier des vieux cantiques que l'on n'entend presque plus : l'Adeste fidelae en latin et non la pale copie en français que nous subissons lors des célébrations autour de Noël. Le minuit chrétien qui a été définitivement retiré du répertoire. D'accord il est un peu "pompier", mais il vaut bien nombre de cantiques à la mode dont les paroles mièvres et la musique médiocre nous ennuient.
Pour ceux qui souhaitent assister à des offices merveilleux, je leur conseille la paroisse St François de Salle à Toulon, en bas du cours Lafayette (le dimanche à 10 h 30 rite tridentin).
Je m'y rends de temps en temps.

Sollies Pont a été fidèle a sa coutume qui depuis plus de 25 ans consiste à ne jamais renouveler les municipalités sortantes. Je ne pleurerais pas sur la dernière qui n'a pratiquement rien fait, en dehors de la place de l'Eglise et de la toiture du Château, mais qui a fortement augmenté la pression fiscale et recruté du personnel de façon aveugle.
Ce qui fait que maintenant les dépenses de cette nature, incompressibles représentent les 2/3 du budget de fonctionnement.

Le résultat électoral a été fort serré. Le nombre de listes au 1 er tour a été invraisemblable, ce qui fait 198 candidats pour une ville de 10 700 habitants ! Un record !
Alors que les élections nationales donnent une image politique claire (Droite : 63 %, Gauche 37 %), il en va différemment pour la politique locale. La différence entre les programmes n'était pas évidente et l'on comprend que l'électeur ait du mal à s'y retrouver.

L'actuelle municipalité a fort à faire :

- La restructuration des services est en ordre de marche
- Les équipes de nettoyage sont de retour. La place de l'église est enfin propre !
- La place du monument aux morts restaurée après le saccage de la précédente municipalité.

Reste, entre autre, à réaliser une sérieuse réfection de nos chemins et voies de nos quartiers.
 D'accord le Centre Ville c'est important mais pas plus que les autres de la périphérie  qui abritent au moins les 3/4 de notre population. Et qui ont été pour beaucoup dans l'élection de la présente équipe.

 Comptez sur moi pour le rappeler !

 On nous parle des commerçants et de leurs misères, mais le phénomène est général.Voyez la rue d'Alger à Toulon ! On en connaît la raison : le centre Mayol

 Pourtant le parking central de Sollies -Pont constitue un sérieux atout et n'est qu'à 50 m environ de la rue de la République. La soit-disante fainéantise des  clients potentiels n'explique pas tout. Les distances sont parfois plus importantes dans les grandes surfaces.

Il semblerait que les boulangeries tirent leur épingle du jeu, le matin il est courant de voir nombre de sollies pontois les bras chargés de baguettes.

J'espère que 2009 verra le changement promis, mais la situation financière reste très délicate. On en saura plus avec le débat d'orientation budgétaire prévu en principe en février.

Le classement de Var Matin qui met Sollies Pont en 3 ème position après La Seyne et Toulon n'est pas exempt de critique, mais il donne cependant une idée de la pression fiscale élevée dans notre Commune. D'après le dernier recencement (2006) la population est stable alors que notre département connaît une des progressions les plus importantes dans le pays. Les raisons sont connues et la principale réside dans cette zone agricole  en friche, trop importante et qui nous prive du foncier nécéssaire à notre developpement. Espérons qu'André Garron saura défendre ce dossier essentiel.

En attendant rendez-vous aux vœux de la municipalité ce vendredi 9 janvier.

André DUHAMEL
Ancien Maire (1995-2001)



Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 04:25

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J'ai rencontré des lecteurs habituels qui regrettaient que mon blog ne soit pas très fourni en ce moment.

Il faut dire qu'il n'y a rien de très nouveau dans l'actualité

- L'affaire de La Crau et de son départ vers TPM (Communauté d'agglomération de TOULON) est maintenant connue de tous. La mauvaise foi du Maire de La Crau est évidente. J'ai assisté à la réunion du Conseil Communautaire de la Vallée du Gapeau. Le vote négatif de la majorité ne changera rien, car c'est au Préfet de prendre la décision et nul doute qu'il donnera son feu vert pour ce divorce.
D'ailleurs on voit mal obliger une Commune à rester dans une institution qu'elle veut quitter. Le but de la manoeuvre est à terme de rattacher la Vallée du Gapeau à TPM en reprenant le territoire de du SCOT (shéma de cohérence territorial) dont le but sous couvert d'harmonisation urbaine est de retirer aux Communes le peu de pouvoir dont elle disposaient encore en matière d'urbanisme.


- Au niveau purement local on aura remarqué la restauration de la place du monuments aux morts qui avait été sacagée par la précédente et irresponsable municipalité Capifali-Rassat.
 Etait-ce la priorité première ? On nous dit que la réfection de certains chemins particulièrement dégradés est prévue en 2009 et notamment l'avenue des Palmiers qui devrait être mis à double sens afin de soulager le lotissement Ste Claire Deville et de relier les deux ronds points dits de la Figue (Antoine Pinay) et celui des Térrins.

- La réalisation de l'aire d'accueil pour les gens du voyage. Il se fera c'est sûr, mais je reste septique quant à l'évacuation du domaine public à côté du boulodrome. Il y a même un mobil-home qui n'a de mobile que son nom. Un comble! En fait ce que veulent ces habitants ce sont des places à l'année. Ce qui est contraire à l'esprit des aires d'accueil. Là le Préfet devra faire preuve de courage et de détermination. Aussi je suis très septique, mais au moins il n'aura plus l'excuse de l'inexistence de l'aire d'accueil.

Pour le reste je sais que la municipalité Garron s'active à réorganiser les services muncipaux qui en ont bien besoin après les 7 ans d'incompétence de la précédente municipalité. Que ce n'est pas évident.

- la mauvaise distribution du bulletin muncipal par une société dépendant de la Poste. J'avais été confronté à ce problème et avais fait assurer par un agent contractuel le service. C'est ce je crois savoir dans les intentions du Maire
Le service public ne peut se défendre avec de tels exemples.

André DUHAMEL
Ancien Maire  de Sollies Pont (1995-2001)

Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /2008 09:09

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Mon ami Jean Paul, connu à Sollies Pont pour être le fils de Jeannine Boitelle ancienne 1 ère Adjointe sous ma mandature, s'essaie à la polèmique et adresse à ses contacts des textes assez bien écrits et je ne résiste pas à la tentation de le publier.
Histoire de rire...jaune.
 André DUHAMEL



RTL, 28novembre 2008; un SDF de 55 ans est mort de froid dans la rue à Paris. C'est le sixième en moins d'un mois. Tiens, on meurt de froid dans la rue en France du XXIème siècle.

J'ai eu l'occasion de buter sur un cadavre en pleine avenue d'une grande cité au cours de mes pérégrinations : c'était à New-Delhi en 1969. J'avais un rendez-vous avec un copain indien musicos', pour une petite impro jazzy mélangeant des instruments occidentaux et indiens. Il était prévu pour la pause un de ces carrys comme je les aime avec moult épices et substances relevées.
Mais j'ai eu l'appétit coupé. En me rendant chez mon pote, j'aperçois un tas difforme sur le trottoir. Sur le coup je pense que c'est un monticule de d'ordures: en approchant, je me rends compte que c'est un homme, drapé dans tout ce qui lui reste de dignité, avec ses haillons lourds de crasse et de bitume. Il n'a que la peau sur les os, comme un rescapé d'Auschwitz, et malgré le soin qu'il a pris à essayer de se présenter dignement à l'éternité, il a le cul à l'air, un essaim de mouches déjà en train de se régaler des humeurs de son anus. D'autres hyménoptères, plus raffinés, ont choisi ses yeux et ses narines : tous ses orifices sont investis. C'est ça, la mort solitaire dans la misère de la rue.

En 1969, en Inde, on pouvait se dire que ces choses là arrivaient, mais qu'un monde meilleur y mettrait un terme.
Je constate qu'en 2008 en France ces choses arrivent : est-ce que l'Inde nous rejoint, ou alors est-ce que nous rejoignons l'Inde d'il y a 30 ans ? En même temps, des enculés mondains (mon statut m'autorise certaines licences littéraires) traversent sans le sentir l'effondrement annoncé de notre société.
Le Fur, PDG de Sanofi, part après avoir plombé sa boite, avec un bonus de 2,7 millions d'euros, soit 170 années de SMIC ; Tchuruk et Russo, dirigeants d'Alcatel, ont eu chacun plus de 300 ans de SMIC pour avoir perdu 1 milliard d'euros et 17 000 emplois.
Bravo les artistes.
A noter que là encore, les francaouis sont loin du compte: le financier américain Stanley O Neil (Merrill Lynch), devrait toucher 10 000 ans de SMIC, soit 16 000 ans de revenu au seuil de pauvreté, ce qui fera de lui le recordman du monde, l'actuel champion étant son compatriote Angelo Mozilo, l'homme des subprimes, parti avec 5 000 ans de SMIC, le gain annuel de 11 000 seuils-de-pauvre ; plus près de nous, le banquier hollandais Groenik (nom prémonitoire) a étouffé 1 800 SMIC et 2 800 années de misère. Le record de France appartient à Messier (Vivendi) et Jaffré (Elf) avec environ 1 200 SMIC. Petits joueurs, petites bites. Bernard (Carrefour) a failli les exploser avec 2 400 années, mais lui, il s'est fait chopper en flag et il doit renoncer: le Prince Sarkoléon a haussé les sourcils, et il semblerait que les enthousiasmes se modèrent, mais cela ne veut pas dire que la fête est finie.

Dans ce tohu-bohu de misère noire et de bonus obscènes, on se demande ce que propose l'opposition, car un consensus national aurait du poids sinon de la gueule, et pourrait se répercuter dans l'Union. Et bien pendant tout ce temps là, quand les riches s'enrichissent et que les pauvres meurent de froid, l'opposition "sociale" se pignole l'asticot. Le Bulot de l'Ile de Ré, par des manipulations génétiques douteuses sur le trio Fabius-DSK-Delanoë, pieds nickelés foireux du post Mitterrandisme, nous ressucite la Mère Tapedur, qu'on envoie se friter avec Sainte-Colère-en-Charentes.
On se doutait bien que le PS allait tourner vinaigre, mais je n'aurais jamais imaginé la confiture actuelle, même dans mes rêves les plus fous (j'ai un grand amour pour la social-démocratie). La démonstration qu'ils viennent de faire avec leurs élections pathétiques confirme bien qu'ils seront à la hauteur si on veut une république bananière. Je n'écris pas cela en rigolant : la décrépitude du PS, est catastrophique, dans la mesure où il était jusqu'alors le seul parti important d'opposition.
Titine-les-35-heures a fini par l'emporter, et on se disait que tout le monde allait commencer à plancher sur la crise, mais non : Mâame Royal,  après une gifle à 42 voix, en a redemandé, et s'est pris une deuxième mandale de plus de 100 voix. Il lui restait à mettre les choses au point, histoire de continuer à foutre la merde, et elle l'a fait : rendez-vous en 2012, qu'elle a dit, ce sera moi la Présidente. Comme quoi son parti et le socialisme, la Madone du Chabichou s'en tamponne le coquillard : ce qui l'intéresse, c'est le pouvoir.
Mais Pimprenelle n'aura pas la tâche facile, vu la composition de l'état major du PS, elle comprise: rien que des énarques qui veulent le même chose qu'elle. Pas un représentant des classes laborieuses. C'est pas eux qui risquent de mourir dans la rue, 

Il faudrait qu'ils fassent attention qu'à force de prendre les gens pour des cons, même si c'est vrai qu'ils le sont, ce genre de gag balistique leur pend au nez, vu qu'ils n'ont d'autre programme que d'être Calife ou Califesse à la place du Calife: ça le fera pas, ou alors de mauvaise façon. Parce que les français ne sont pas que cons: les caciques de la social-démocrasseuse ne l'ont pas imprimé, ça, et ils vont le payer. Normal, ils n'ont pas fait les bonnes études : l'ENA, c'est bien pour un job de gratte-papiers, pas pour un vrai métier, qui les rendraient crédibles auprès de la base. Et comme les drôles de dames n'ont pas arrêté leurs conneries, on peut commencer à chanter « Parti, c'est fini », sur l'air de Capri. Entre temps, Mélenchon poursuit sa sécession, et Robert Hue quitte le PC. Tiens, il se passerait quelque chose ?
Le 8 octobre, Claude Cabanes, rédac'chef de l'Huma, appelait sur RTL à la mise en place d'un gouvernement de salut public pour faire face à la crise. Certes, les anti-communistes pavloviens peuvent ricaner, voire commenter ces propos d'un derrière distrait, façon de dire « cause à mon cul » à ce sympathique journaliste, mais moi, cette idée de gouvernement de salut public me plaît bougrement.
Si le PCF renoue avec ses fondamentaux, renonce à ses démons post-staliniens et se décide à parler avec le postier des beaux quartiers, et si les suiveurs de Mélenchon ont les couilles de leurs idées, nous aurions peut-être une véritable opposition. Ce qui remettrait les caciques du PS à leur place: le centre mou. Le débat démocratique et républicain pourrait reprendre sur un autre mode que « Bonne nuit les petits », avec Nicolas à l'Elysée, Pimprenelle au rancart. Reste à proposer un vrai programme pour traverser le coup de torchon, mais ceci est une autre histoire, et je crois qu'en attendant, le hobereau austro-hongrois Saközy de Nagy-Bosca a de beaux jours devant lui. Cela dit, il n'a pas droit à l'erreur. En attendant, on va continuer à mourir de froid cet hiver dans les rues du pays. Jusqu'à l'été prochain, au cours duquel les petits vieux pourront mourir de chaud.

JP "Fossoyeur" SANTINACCI
Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /2008 10:52

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Dans son dernier étidorial Jacques Garello essaie de nous convaincre, en cette période peu propice, du bien fondé de la position qu'il défend depuis 30 ans en faveur de la  Retraite par Capitalisation et prédit une faillite de la Retraite par répartition qui apparaît comme un dogme auquel la Droite au pouvoir n'a jamais osé s'attaquer.


Dans le milieu de la fonction publique ceux qui travaillent au-delà de 60 ans sont mal vus par leurs collègues, car il empèchent les jeunes d'accèder rapidement à des postes de responsabilité.

De plus une fois les annuités acquises, la retraite, pardon la pension n'est plus revalorisée bien que les cotisations continuent à tomber. C'est vrai le plublic ignore qu'il n'y a pas de caisse de retraite pour la Fonction publique d'Etat. C'est le budget de l'Etat qui encaisse les cotisations et ensuite verse les pensions.


Jusqu'en 1993 selon le syndicat F.O l'Etat était gagnant, mais à partir de cette époque les condtions démographiques ont fait que cette situation a été renversée. Certains n'hésitent pas à compter ces dettes, ce qui est bien leur nature, dans le total de la dette étatique.


Ci-dessous la dernière analyse de Jacques Garello Professeur Emérite à l'Université de'Aix -Marseille III


André DUHAMEL




Je ne vous parlerai ni des premiers discours d’Obama, ni du Congrès de Reims, ni du sommet des Vingt. Je reviendrai à un sujet plus modeste, mais aussi plus réaliste, qui va peser sur la vie quotidienne de millions de Français. Il s’agit des retraites.


Le Parlement est en train de débattre de la possibilité de rester en activité jusqu’à 70 ans, sans pour autant remettre en cause l’âge légal de la retraite, qui reste fixé pour l’instant à 60 ans. C’est une liberté qui est offerte à des volontaires, qui trouvent dans cette affaire deux motifs de satisfaction : d’une part ils n’ont plus le sentiment d’être condamnés à l’inactivité alors même qu’ils sont en pleine forme, ils ne veulent plus être mis au rebut ; d’autre part, ils complètent leurs droits à retraite s’ils craignent de voir leurs pensions amputées. Pour peu que la législation fiscale donne quelques exemptions ou que l’assurance vieillesse donne un bonus, prolonger son activité est une bonne opération (dans certains pays, la majoration de pension est de 5% par année d’activité au-delà de l’âge légal).


Cette évolution est-elle la voie de l’avenir ?


J’aborde cette question dans l’ouvrage, écrit avec mon ami et collègue Georges LANE, dont je viens de déposer le manuscrit, et qui sera présenté à Paris le 2 décembre prochain.


Il s’agit du second volume d’une trilogie sur le thème « Futur des retraites et retraites du futur ». Dans le précédent volume, publié en mai dernier, nous avions expliqué pourquoi le système français actuel est condamné à l’explosion. Il fonctionne en effet suivant le principe de la répartition, qui consiste à utiliser immédiatement les cotisations versées par les actifs pour payer les pensions des retraités. Le système ne peut fonctionner que s’il y a beaucoup d’actifs et peu de retraités, or nous sommes exactement dans la situation inverse, et le vieillissement de la population ira en s’accentuant. Il y avait plus de 4 actifs pour 1 retraité en 1960, aujourd’hui il y a 1,40 actifs, et en 2030 il y aura un actif pour un retraité.


Ce déséquilibre est observé dans pratiquement tous les pays riches (membres de l’OCDE par exemple). Comment le traite-t-on dans ces pays ? C’est l’objet de notre nouvel ouvrage que d’analyser les réformes qui ont cours à l’étranger. Certaines de ces réformes sont très anciennes, la première en date et en célébrité est celle réalisée au Chili en 1980 par José Piñera, ministre du travail. Un chapitre de notre livre contient un article de ce grand pionnier, qui explique comment la répartition a été totalement abandonnée au profit de la capitalisation.

En Grande Bretagne également, bien avant Margaret Thatcher, les travaillistes avaient réduit au minimum la répartition et encouragé les Britanniques à prendre leurs responsabilités en adhérant à des fonds de capitalisation. Suédois, Australiens, Polonais, sont également connus pour les mesures révolutionnaires qu’ils ont prises. En Suisse, la capitalisation assure 60% des retraites. En revanche, il y a eu plus de difficultés pour les Allemands, les Italiens et les Belges à trouver les voies d’une réforme radicale.


C’est que les hommes politiques hésitent toujours entre deux directions : pratiquer des réformes paramétriques ou systémiques. Je m’explique. 


Les réformes paramétriques s’efforcent de « sauver la répartition ». Les niveaux des cotisations et des retraites dépendent en effet d’un certain nombre de paramètres : l’âge légal de la retraite, le nombre d’années de cotisation, le revenu qui sert de base au calcul des pensions (le dernier revenu, le revenu moyen sur 10 ans, 20 ans, sur les meilleures années, etc.), le déroulement de la carrière, la situation familiale, et bien d’autres choses encore. La retraite à 70 ans proposée en France, et qui soulève déjà tant de polémiques, appartient à cette catégorie de réformes paramétriques. En poussant la logique de la réforme jusqu’à son terme, si tous les Français prenaient leurs retraites à 85 ans il n’y aurait plus de risque pour le système !


Les réformes systémiques sont celles qui font confiance à un autre système, la capitalisation : l’argent des cotisations alimente un compte personnel pour le futur retraité, un fonds de pension, une compagnie d’assurance ou une banque est chargée de le faire fructifier. 100 euros placés pendant 10 ans à 4% deviennent 148 euros. Celui qui aura capitalisé durant 40 ans de sa vie active se trouvera à la tête d’un joli capital au jour de sa retraite. Un smicard partira avec une retraite supérieure à son salaire actuel !


On nous objecte que la capitalisation est aléatoire, et la crise financière serait là pour briser toutes les illusions : l’argent confié aux financiers s’évaporerait. Nous n’avons aucun mal à démontrer que c’est une vue de court terme, ignorant tout des marchés financiers, et que sur une période relativement courte (15 ans) le lissage des rendements financiers est pratiquement acquis, et qu’en allongeant la période (jusqu’à 40 ans par exemple) il n’y a plus aucun risque. Par contraste, la répartition conduit inéluctablement à la ruine du retraité.


La question qui se pose est donc celle-ci : pourquoi pas en France ? Pourquoi la classe politique unanime et les syndicats, voire même le patronat, veulent-ils absolument « sauver la répartition » alors que la capitalisation s’impose et réussit ailleurs ?


Jacques Garello
Le 17 novembre 2008

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