Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 16:04

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Le vote du budget pour cette année n'a réservé aucune surprise. Le Maire a tenu sa promesse de maintenir la pression fiscale au même niveau. Il pouvait difficilement faire autrement.

Les impôts locaux sont déjà à un niveau élevé et les charges de personnel très importantes (70 % de la section d'investissement) ne facilitent pas les choses.
Il est impératif de revenir à des niveaux plus compatibles ( aux alentours de 50 %) avant de concocter des projets mirifiques qui vivent le temps d'une campagne.

Cuers critiquée pour son endettement l'an dernier était à 48 %. Cette année la nouvelle municipalité a même baissé les taux, ce qui est remarquable.


Certains vont dire que nous sommes à la norme des villes de même importance. Ce qui ne signifie pas que la fiscalité locale soit normale dans notre pays. La hausse est à l'ordre du jour dans tout le pays.( Crise oblige, soit-disant ! Et le pouvoir d'achat dans tout cela ).

On sait que l'Etat qui était le principal contributeur des budgets des collectivités locales s'est fortement désengagé ces dernières années. Et l'on n'imagine  toujours pas comment la Taxe professionnelle va être remplacée.
 
Les réalisations prévues en investissement avaient déjà été annoncées.

Du côté des dépenses on a relevé la responsabilité de la municipalité qui fait la chasse au « gaspi » des nuits du Château. 120 000 € d’économisés.

Personnellement, question de sémantique diront certains, je trouve que le nom prévu par André Garron est un non-sens.
Je m'explique: "salle citoyenne" pour la maison de quartier de Ste Christine à côté de l'école Mistral.
Je ne comprends pas qu'une chose puisse être citoyenne: une voiture peut être confortable mais pas citoyenne.
La citoyenneté se rapporte directement à la personne humaine. Exemple : une action citoyenne est le fait d'une homme ou d'une femme, d'un citoyen. On peut dire aussi civique.


D'autant que nous avons des exemples: le Parc du Château reste le Parc du Château et Gérard Capifali est bien oublié. Idem pour la place de l'Eglise qui en principe s'appelle Place du Gal de Gaulle. Le rond-point de la figue qui officiellement porte le nom d’ Antoine Pinay. Et l'on pourrait multiplier les exemples...Le futur rond-point à côté de Copsolfruit sera appelé "copsolfruit" quelque soit le nom qu'on lui donnera.
Je parie que cette Salle prévue depuis mon mandat sera appelée "salle Ste Christine, salle Mistral". Question de localisation.
 On aurait pu donner dans le provençal: "Oustaou per Tutti," "Oustaou dei pitchouns " etc...

Salle citoyenne cela fait très jacobin. C'est peut-être l'idéal de notre maire actuel, il en a le droit.

Enfin ce n'est pas très important, l'essentiel est qu'enfin cette salle voit le jour.


AUTRE SUJET:L'aire d'accueil des gens du voyage.

La Farlède a accepter de collaborer avec Sollies- Pont. C'est une bonne chose et nous le devons à la nouvelle municipalité qui gère notre voisine. Il y a des changements qui sont salutaires. Je n'insiste pas, mais les initiés comprendront.

 Il y a 10 ans nous avions pensé que cette réalisation se fasse en Communauté de Communes.

 Il nous a été répondu que c'était l'affaire des Communes de plus de 5 000 Habitants. C'est vrai le texte est ainsi rédigé comme pour les 20 % de logements sociaux pour celles de plus de 3 500 habitants.

 J'ai déjà eu l'occasion de dire ce que j'en pensais, d'autant que nos deux voisines qui sont dispensées de ces casse-têtes ont à leur direction des élus "supérieurs".(Conseiller Général et Président de la CCVG, ancien Sénateur). Bien sûr il n'y a rien contre eux.

André DUHAMEL
Ancien Maire (1995-2001
)
Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /2009 10:00

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Réforme des collectivités territoriales

Il est temps de moins dépenser


Dans l’introduction de son rapport sur les collectivités intitulée « Il est temps de décider », l’ancien premier ministre Edouard Balladur pointe « la complexité » et « le coût » de l’organisation territoriale de la France. Et le rapport du patricien de conclure que nous souffrons de « trop de niveaux d’administration territoriale et trop de collectivités locales (…) ; caractère imparfaitement maîtrisée de la dépense publique locale en raison notamment des excès de financements croisés, enchevêtrement des compétences, vieillissement de la fiscalité directe locale »…

Au fil des pages, le rapport du comité Balladur pointe une véritable anomalie de nos dépenses publiques locales : la révision constitutionnelle de mars 2003 a consacré l’autonomie financière de nos collectivités locales mais, sur plus de 200 milliards d’argent public dépensé chaque année dans les collectivités (20 % du total des dépenses publiques), 64 milliards, soit près d’un tiers, viennent en réalité de l’ensemble des concours financiers de l’Etat, une participation qui, en dépit de la décentralisation affichée ne cesse d’augmenter. Seulement la moitié, soit 100 milliards, des dépenses locales sont issues de la fiscalité locale.

La plus grosse part des financements de l’Etat vers les collectivités est comprise dans l’enveloppe que l’on appelle la Dotation Globale de Fonctionnement (dans le jargon DGF) qui était de 38 milliards en 2006 et vise à garantir aux collectivités locales un niveau de ressources prévisible et à compenser une partie des écarts de richesse entre les collectivités. Le rapport Balladur pointe à juste titre que l’effort de l’Etat en faveur des collectivités locales ne pourra pas être purement et simplement augmenté en l’état des finances publiques. Il est vrai qu’avec 100 milliards d’euros de déficit pour 2009, c’est la sagesse qui parle.

Péréquation : la fausse piste

En revanche, quand le rapport évoque l’idée d’une « amélioration de la péréquation », il s’engage sur une fausse piste. En effet, la péréquation (entre strates locales et entre les collectivités et l’Etat) anesthésie les décideurs locaux en les déresponsabilisant au profit de l’administration centrale. Seule une concurrence interrégionale reposant sur une véritable responsabilité fiscale serait efficace et responsabilisante pour nos collectivités. Il pourrait s’ensuivre, comme en Suisse, une péréquation dégressive et un mécanisme permettant de prohiber les doublonnages des interventions centrales et locales sur les mêmes tâches.

Puisque le rapport Balladur n’impose pas de regroupement de régions mais propose aux collectivités locales de décider d’elles-mêmes des fusions, des réorganisations nécessaires que ce soit des regroupements volontaires de régions ou de départements, il serait certainement incitatif de subordonner les financements de l’Etat aux collectivités qui acceptent de fusionner et de réduire ainsi la toile d’araignée territoriale qui maille la France.

Clause générale de compétence : encore un effort

La clause générale de compétence permet pour l’instant aux collectivités locales d’être toutes compétentes dans tous les domaines. C’est le principe de « libre administration ». Quant à lui, l’Etat reste compétent sur tout. Déjà, en 2007, le sénateur Alain Lambert évoquait « l’enchevêtrement des compétences et la contractualisation polymorphe » ayant « un coût élevé » et entravant « l’efficacité des politiques publiques ».

La clarification des compétences entre les échelons qui est appelée de ses vœux par le comité Balladur ne va pas assez loin dans son exigence. En effet, si on suit les préconisations du rapport, le département serait prié de se désengager du tourisme, mais tous les échelons pourraient toujours allègrement intervenir en matière culturelle en « soutien à la création artistique ». Sur la question cruciale de l’actuel découpage entre les communes qui gèrent les écoles, les départements les collèges, les régions les lycées, le rapport ne trouve rien à redire à cette distribution des rôles plus qu’artificielle. Bref, au niveau de la clause générale de compétence, on n’a pas encore atteint le dégroupage total.

Et les effectifs ?

Derrière le problème du mille-feuille administratif local se pose la question capitale des effectifs que le président de la République posait dans un de ses discours : « j’assumerai mes responsabilités sur la diminution des effectifs et sur la réforme des échelons territoriaux. » La fonction publique locale a augmenté de 51 % en 25 ans alors que l’ensemble des administrations augmentait de 17 %. En tête des augmentations exponentielles des effectifs, ces dernières années, les régions ont le carton rouge avec + 92 % d’effectifs, suivent les intercommunalités avec + 89 % et les Départements avec + 42 %.

Le système de la péréquation verticale et horizontale et celui de la dotation globale de fonctionnement de l’Etat aux collectivités ont contribué à inciter les échelons territoriaux à embaucher sans compter les deniers publics, à créer, sans s’en soucier, des doublons et des déficits, entraînant une inflation des effectifs mais aussi des rémunérations. A qui son centre culturel, sa direction du tourisme, etc. Aujourd’hui, les dépenses de personnel des collectivités locales représentent 60 milliards d’euros par an.

Le rapport Balladur propose que soit voté tous les ans par le Parlement l’équivalent d’un ONDAM, soit un "objectif national d’évolution des finances locales". Cette piste n’est pas suffisante, d’autant plus qu’elle n’a pas vraiment fait ses preuves pour restreindre les dépenses d’Assurance maladie. La solution idoine pour inciter les collectivités à être plus productives, moins cigales avec les deniers publics et plus raisonnables sur leurs embauches serait plutôt de mettre en place des critères, à la manière de la Révision Générale des Politiques Publiques, incitant les collectivités à fusionner entre elles et réduire leurs effectifs. Une des pistes à explorer serait de subordonner les dotations de l’Etat aux fusions entre échelons locaux et aux réductions de postes dans la fonction publique territoriale.

Agnès Verdier-Molinié
Sandrine Gorreri 
 
Institut Français pour la Recherche sur les Administrations PubliquesDepuis 1985, l'iFRAP est un Think Tank indépendant analysant la performance de l’Etat, des administrations et des politiques publiques, afin de proposer des réformes concrètes.
Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 09:45

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Revenus Sollies-Pont Moyenne Nationale
Revenus moyens par ménage 15 701 € / an 15 027 € / an
 
Emploi Sollies-Pont Moyenne Nationale
Population active totale 4 787 26 456 813
Taux d'activité entre 20 et 59 ans 79% 82,2%
Chômeurs 781 3 401 611
Taux de chômage (1999) 16,3% 12,9%
 
Actifs 44,1% 45,2%
Retraités 14,6% 18,2%
Jeunes scolarisés 28,2% 25%
Autres personnes sans activité 13% 11,6%
 
Agriculteurs 1,8% 2,4%
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 9,1% 6,4%
Cadres, professions intellectuelles 7,6% 12,1%
Professions intermédiaires 23% 22,1%
Employés 33,9% 29,9%
Ouvriers 24,7% 27,1%
 
Niveau d'études (> 15 ans) Sollies-Pont Moyenne Nationale
Encore scolarisé 12,1% 13,1%
Sans diplôme 15,9% 20%
Niveau CEP 13,6% 17,3%
Niveau BEPC 9% 8%
Niveau CAP ou BEP 24,6% 24,8%
Niveau Bac ou Brevet Professionnel 12,1% 12,2%
Niveau Bac+2 7,9% 8,5%
Niveau Supérieur 5% 9,1%
 
J'ai trouvé sur "l'internaute" les statistiques de Sollies Pont.

Dans l'ensemble nous nous trouvons dans une moyenne nationale et notamment pour les revenus des ménages, ce qui est une surprise.

On remarquera la faible proportion d'agriculteurs (1,8 %) par rapport à l'importance de notre fameuse "zone agricole" superbe friche qui se retrouvera en "zone naturelle" durant les
30 années de blocage proposées par le Maire actuel.
Cette décision est stupide et anti économique. C'est aussi une attitude facile.

Les cadres et les diplomés de l'enseignement supérieur sont nettement en dessous, ce qui est logique.
En fait Sollies-Pont est une Commune de classes moyennes. Et les retraités ne sont pas aussi nombreux que l'on pense.

Maintenant ces chiffres sont peut-être un peu anciens. Notamment pour le nombre de chômeurs (1999)
Ce qui est vrai est que nous manquons de jeunes actifs.
D'après ce qui se dit, donc non contrôlé, le nombre d'agents communaux qui n'habiteraient pas Sollies serait majoritaire.
Le manque de logements décents en serait la cause, mais aussi l'acharnement à ne pas toucher cette fameuse "zone agricole en friche", est peut-être une explication. 

Cette zone nous étouffe 

André DUHAMEL 
Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 10:39

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Var Matin publie ce matin le projet de redécoupage électoral pour les législatives (élection des députés)
On s'attendait à ce que notre 6 ème circonscription soit l'objet d'une redéfinition, vu son manque de cohérence et son importance.

Là où l'on peut s'interroger c'est le fait que désormais le canton de Sollies soit rattaché à une nouvelle circonscription, la 2 ème qui était essentiellement toulonnaise et urbaine. Avec La Valette qui se voit détachée de la 3ème circonscription.

Comme le fait remarquer le sénateur socialiste, on ne tient pas compte des intercommunalités.

Mais est-ce aussi innocent que cela ?

Depuis plusieurs année j'en doute et je pense que dans les cartons figure le rattachement de notre canton à TPM la Communauté l'agglomération qui se verrait reconnaître le statut de Métropole, comme Nice et Marseille. 

Que deviennent les communes dans tout cela ? Rien en principe ne bouge. Pour combien de temps ?

Qui vivra verra, mais on ne pourra pas empécher les imaginations de fonctionner.

...à suivre...

André DUHAMEL

Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 09:44

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Souvenez-vous il y a un an, la campagne électorale touchait à sa fin. On avait vu les projets les plus grandioses exposés au public sur des dépliants luxueux, peu avares de belles photos imaginaires. Nous étions en pleine fiction.
 
6 listes, à part celle de Jean Rassat, se faisaient concurrence, certaines affichaient des programmes délirants.
 
L'une avait confondu notre modeste rue de la République avec le Cours Mirabeau d'Aix en Provence ou avec la Croisette de Cannes.

Il faut dire qu'à l'époque j'avais consacré un article "le rêve passe" qui avait connu un très gros succès. Malgré tout certains y ont cru car cette liste en question est arrivée en 3 ème position avec un résultat qui m'étonne encore.
 
Enfin il faut bien s'amuser, c'est la Démocratie : chaque ciyoyen a le droit de solliciter les suffrages des électeurs et promettre n'importe quoi.
 
 Aujourd'hui le rideau est tombé.

La semaine dernière lors du Débat d'orientation budgétaire, la triste réalité a repris ses droits, malgré la forte augmentation fiscale du début de mandant de Gérard Capifali (+ 32 %) on se retrouve avec 70 % de charges de personnel alors qu'elles étaient autour de 53 % en 2001.
 
Pourquoi une telle augmentation en si peu de temps ?
 
D'autant que chacun peu remarquer qu'en dehors des jardiniers et des balayeurs, on voit surtout une certaine entreprise privée, très compétente, accomplir des travaux parfois simples. On se demande pourquoi il n'est pas plus fait appel à nos agents communaux qui sont tout à fait capables de les réaliser en "régie".
 
Alors le Maire actuel André Garron se rabat sur des réalisations prévues de longue date, principalement sous mon mandat : l'avenue des Palmiers, la maison de quartier à Ste Christine
( Maison "citoyenne" du citoyen Garron. Ah ça ira, ça ira etc... les prédécesseurs à la lanterne. )
Et puis l'installation de la police municipale au Château dans la deuxième tour, idée que je revendique.
 
André Garron assure qu'il n'augmentera pas la pression fiscale, nous l'espérons car la population ne comprend pas que les effectifs continuent à progresser alors que la démographie est stable depuis plus de 15 ans.
Il assure aussi qu'il ne remplacera pas les départs à la retraite. Cette idée que j'entends depuis 30 ans est une fausse bonne idée.
 
Elle induit que les gens ne faisaient rien si on peut ne pas les remplacer.

Dans l'administration des finances où j'ai passé près de 40 ans, les effectifs ont réellement diminué grâce à l'informatique, mais celle-ci étant capable de fournir un tas de statistiques et de renseignements, les princes qui nous gouvernent les ont demandées et les tâches se sont développées. Parfois au détriment du travail essentiel.
 
Enfin on verra bien.
 
Attendons le vote du budget Primitif et le Compte administratif. On pourra juger des premiers résultats de cette municipalité et surtout la perspicacité de ses responsables.

André DUHAMEL , Ancien Maire (1995-2001)

 
Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 16:29

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Maire info publie une note aujourd'hui sur le rapport que le Sénateur Hérisson a remis à la Ministre de l'Intérieur. Je conseille à ceux que le problème intérésse de lire le rapport à l'adresse indiquée en dessous de l'article.

Pour notre Commune ce sont les gens du voyage qui ne voyagent plus qui semble le plus d'actualité.

Le rapport fait allusion à la fermeté dont des autorités préfectorales devront faire preuve.(Sic !)


On ne peut pas dire que ce soit le cas pour l'instant En effet ce ne sont plus des caravanes que l'on constate, mais l'installation de mobil-home exclus de la législation. Deux ont été érigés à Sollies Pont au bout du boulodrome.

Je trouve qu'il est un peu facile pour les autorités supérieures de l'Etat de laisser les communes se débrouiller seules tant qu'elles n'ont pas installé les aires d'accueil. A mon avis cela ne résoudra rien pour ce type d'occupation permanente.


Récemment il était rappelé que les occupations de terrains non constructibles n'avaient aucun rapport avec la législation actuelle. Le rapport fait allusion au "mitage" que l'on peut constater dans nos communes depuis quelques années. Rien ne semble fait pour y mettre fin. C'est plus facile de pénaliser les automobilistes qui ont oublié de mettre leur ceinture !


A.DUHAMEL


30  Janvier 2009
Gens du voyage: le ministère de l’Intérieur prépare une circulaire dans la suite du rapport Hérisson

Dans la suite de la remise du rapport d’étude sur le stationnement des gens du voyage (1) rédigé par Pierre Hérisson, sénateur UMP de la Haute-Savoie, le ministère de l’Intérieur va prochainement publier une circulaire aux préfets. Selon sa réponse à une question écrite (2), ce texte leur «donnera des consignes pour établir le diagnostic préalable à la révision des schémas départementaux et à la détermination des actions à entreprendre, en distinguant les besoins propres à chacune des catégories de gens du voyage évoquées par le rapporteur.»
Le ministère précise que «la mise en place d'un service d'information par Internet sur la disponibilité des places de stationnement, tel qu'il est préconisé dans le rapport, est envisagée.» Cet instrument permettrait également, indique le ministère, «d'informer sur les tarifications applicables dans les aires d'accueil et d'assurer le suivi des grands groupes de voyageurs. Il permettrait au préfet d'engager la mise en demeure des occupants illicites de quitter les lieux, dans les communes qui ont fait connaître leurs disponibilités.»
Le rapport remis en juin 2008 par le sénateur Hérisson sur le stationnement des gens du voyage rend compte de la mise en oeuvre des schémas départementaux d'accueil des gens du voyage et propose des voies d'amélioration de la politique de stationnement des personnes itinérantes.
Il comporte des recommandations d'ordre général, ponctuées de mesures concrètes, sur les moyens d'aménager le dispositif existant, notamment dans le cadre de la révision des schémas départementaux.
Il définit ensuite des axes d'amélioration de la gestion et du fonctionnement des différentes catégories d'aires d'accueil en tenant compte de l'évolution marquée du mode de vie des gens du voyage.
Le rapporteur observe que l'aménagement des aires doit tenir compte de l'ancrage territorial des gens du voyage, au sein desquels il convient de distinguer les nomades, les semi-sédentaires et ceux qui ne voyagent plus. «Ces comportements créent des besoins différents et appellent une pluralité de réponses pour assurer l'effectivité de la liberté d'aller et venir», précise le ministère. Le ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales «examine ces propositions afin de déterminer les conditions de leur mise en oeuvre effective.»

(1) Pour télécharger le rapport Hérisson (document word, 159 Ko),voir premier lien ci-dessous.
(2) Question écrite n° 05419. Réponse publiée dans le JO Sénat du 29/01/2009. Pour accéder au texte de la question et de sa réponse, voir second lien ci-dessous.


Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 15:55

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 extrait de MAIRES-INFOS  le 27 Janvier 2009

Pierre Mauroy propose de transformer les communautés urbaines existantes, et les quelques grandes villes qui n'ont pas encore ce statut, en de véritables «communautés territoriales» de plein exercice

À l'occasion de son audition par la mission temporaire du Sénat sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales, Pierre Mauroy, membre du comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Edouard Balladur, a indiqué que le comité est en train de recenser les points d'accord entre ses membres.

Le rapport est attendu pour fin février. Il a déclaré avoir soumis au comité l'idée d'une réforme des grandes métropoles françaises ayant pour objet de transformer les communautés urbaines existantes et les quelques grandes villes qui n'avaient pas encore ce statut en de véritables «communautés territoriales» de plein exercice bénéficiant soit d'un statut particulier, soit d'un statut communal de droit commun pouvant s'inspirer de la loi Paris, Lyon, Marseille du 31 décembre 1982, en particulier pour la désignation des représentants des communes.

 L’ancien Premier ministre socialiste s'est par ailleurs prononcé en faveur de la fusion des quatre départements de la petite couronne parisienne afin de créer une nouvelle collectivité du Grand Paris à statut particulier. En revanche, il a estimé qu'il était impossible de supprimer complètement les financements croisés et qu'il était favorable à la préservation de la clause générale de compétence pour tous et, en particulier, pour les communes.
 C'est également l'avis de l'autre ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, lui aussi auditionné par la mission sénatoriale, qui a réaffirmé son attachement à la clause de compétence générale, estimant qu'elle était l'expression de la liberté des élus et une garantie pour leur permettre de mener leurs projets. Favorable aux financements croisés, il a expliqué qu'ils permettaient aux petites communes de démarcher plusieurs «guichets» afin de financer leurs projets. Il a estimé que l'intercommunalité devait continuer à fonctionner sur un mode collégial et non hiérarchique.

Jean-Pierre Raffarin ne croit pas, en revanche, à «la collectivité territoriale unique» et estime que la réforme devrait poursuivre la voie départementale tout en renforçant la vocation de proximité du département et la puissance économique de la région. Selon lui, les difficultés rencontrées tiennent au fait que les départements et les régions sont trop proches en termes de périmètre et de population, ce qui crée des luttes d'intérêt et des conflits de compétences.
 Il plaide pour un agrandissement des régions, en évoquant une douzaine de régions de 5 millions d'habitants chacune (Paris et sa petite couronne justifient toutefois d'un traitement spécifique). Pour télécharger le communiqué du Sénat sur l'audition de Pierre Mauroy, voir premier lien ci-dessous

. Sur l'audition de Jean-Pierre Raffarin, voir second lien ci-dessous. Liens complémentaires :
http://www.senat.fr/presse/cp20090121
html http://www.senat.fr/presse/cp20090121c.html
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