4 Mars 2010
L'Union française des associations tsiganes (Ufat) pose la «question prioritaire de constitutionnalité» au sujet du droit au stationnement
L'Union française des associations tsiganes (Ufat), par l'entremise de l'avocat Henri Braun,
entend être l'une des premières associations à utiliser le nouveau droit des justiciables de saisir le Conseil constitutionnel pour poser la «question prioritaire de constitutionnalité» (QPC) et
réclamer que cessent les «discriminations légale» contre les Tsiganes. Elle a déposé une requête devant la cour administrative d'appel de Versailles, lundi 1er mars, pour demander l'abrogation
d'une loi, selon elle, «discriminatoire».
«Nous comptons attaquer devant le Conseil constitutionnel l'ensemble des lois discriminatoires concernant les Tsiganes, comme celle de 1969, qui a instauré les carnets de circulation par lesquels
les gens du voyage sont tenus de se rattacher à une commune et le fait que pour pouvoir s'inscrire sur des listes électorales, une personne doit être rattachée à une commune pendant trois ans», a
expliqué Me Braun.
Alors que de nombreux avocats, dans toute la France, utilisent d'ores et déjà ce nouveau dispositif, notamment pour contester le système de la garde à vue, l'UFAT, par l'entremise de son conseil,
Me Henri Braun, réclame l'abrogation des articles 9 et 9-1 de la loi du 5 mars 2007, dite «de prévention de la délinquance», qui permettent l'expulsion des gens du voyage qui viendraient à
occuper un terrain privé alors qu'une aire d'accueil a été réalisée (1).
«Ces articles nuisent à la liberté de circulation, dont le corollaire est le droit de stationnement, et ce dispositif est racial puisqu'il ne s'applique qu'aux tsiganes», a déclaré Me Henri
Braun.
Pour Christophe Daumas, porte-parole de l'UFAT, les articles 9 et 9-1 «poussent les gens du voyage à être dans l'illégalité», dénonçant des aires d'accueil trop peu nombreuses ou «mal
faites».
L'association rappelle dans un communiqué qu'«un procès est actuellement en cours devant la Cour administrative d’appel de Versailles pour dénoncer le fait que ce dispositif, prévu par une loi du
5 mars 2007 dite de prévention de la délinquance, a été appliqué par le sous-préfet de Saint-Denis et le maire de la Courneuve à des Roms roumains qui ne sont en rien des 'gens du
voyage'».
«Ceci démontre bien ce que chacun savait depuis longtemps, à savoir que la législation applicable aux 'gens du voyage' repose sur un critère racial implicite», conclut l'UFAT.
Son avocat a par ailleurs prévenu que l'association contesterait prochainement d'autres lois: «Dans le droit français, il existe des dispositions anti-tsiganes qu'on va faire sauter une à une»,
a-t-il ajouté.
L'UFAT a annoncé cette action juridique alors qu'elle organisait une manifestation devant le Château de Versailles. Environ 90 personnes, avec quelques caravanes, ont notamment donné de la
volaille aux Restos du coeur, symbolisant «les poules volées au fil des siècles».
Depuis le 1er mars, la réforme instaurant la «question prioritaire de constitutionnalité» permet aux justiciables de contester une disposition législative déjà appliquée, au motif qu'elle porte
atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. La QPC doit être examinée sans délai par les juridictions de fond et transmise au Conseil d’Etat ou à la Cour de cassation si les
trois conditions posées par la loi organique s’avèrent remplies:
-la disposition contestée doit être «applicable au litige»;
-elle ne doit pas avoir «déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel, sauf changement des circonstances»;
-elle ne doit pas être «dépourvue de caractère sérieux».
Le Conseil d’Etat ou la Cour de cassation sont, quant à eux, chargés, dans un délai de trois mois, de vérifier les deux premières conditions et s’agissant de la troisième, d’apprécier si «la
question est nouvelle ou présente un caractère sérieux». Si ces conditions sont remplies, la question doit être transmise au Conseil constitutionnel qui dispose lui-même également d’un délai de
trois mois, pour se prononcer.
(1) Les articles 27 et 28 de la loi du 5 mars 2007 de prévention de la délinquance ont modifié les articles 9 et 9-1 de la loi "Besson" du 5 juillet 2000.
Qu'en penser ?
Je pense qu' a priori le stationnement sur une surface privée se heurte à un principe essentiel qui figure dans le préambule de la Constitution qui reprend la Déclaration des Droits de l'Homme. Celle-ci contient le Droit à la propriété qui s'oppose à l'occupation par un tiers d'une propriété contre l'accord du légitime propriétaire.
En conséquence je vois mal de Conseil Constitutionnel donner raison à cette requête. Le coté "raciste" ne tient pas.Qui sont les Gens du voyage ? Vous et moi si nous voyagons!
De plus pourquoi le contribuable assurerait la mise en place des aires d'accueil prévues par la Loi ?
Je m'attends à ce que ces aires d'accueil ne règlent pas le problème. Même si les débuts de la notre (La Farlède-Sollies-Pont) s'annoncent prometteur.
André DUHAMEL
Le drame des agriculteurs français
Ils sont de plus en plus nombreux à pointer au Revenu de Solidarité Active (RSA) : depuis juin, plus de 40.200 dossiers ont été acceptés, un rythme d'environ 6.000 par mois, en plus des 19.000 dossiers RMI déjà existants, selon les chiffres nationaux de la Mutuelle Sociale Agricole (MSA).Le sujet reste tabou dans les campagnes, les plus démunis souffrent en silence.
Guillaume Martel a 35 ans. Installé depuis 1997, il fait "du lait et des bovins" en Normandie. Il a déjà perdu entre "12.000 et 15.000 euros", a emprunté 29.000 euros à l'automne :
"La crise est masquée. Les fournisseurs participent au comblement du trou, mais quand ils diront on ne vous livre plus et quand les banques diront on ne prête plus, tout risque de s'effondrer!". (A lire sur le site "Salon Beige")
Et dire qu'à Sollies-Pont capitale de la Figue, certes, mais
surtout de la friche, on entend des élus qui disent vouloir conserver une zone agricole et se mettent à rêver d'une agriculture débordante d'activités.
Ils ont 60 ans de retard et c'est un drame sur le plan économique.
Hier je lisais une statistique qui faisait état d'une augmentation des terres agricoles dans le Var. On ne nous dit pas combien d'hectares sont effectivement exploités.
En revanche, je pense que les formules de petites exploitations qui vendent directement au consommateur leur propre production a de l'avenir, à mon avis limité car cela ne correspond pas aux circuits puissants de la distribution alimentaire.
Autre chose:Jeudi a eu lieu un Conseil Municipal dont l'objet principal était le vote du budget 2010. Je prépare un article sur le sujet. Mais disons que le Maire André Garron en a profité pour montrer son agacement (et le mot est faible) devant la publication d un article de presse (Georges Rimbaud) qui laisse à penser que la Commune serait mal gérée, et qu'il aurait constaté des "gabegies". Or cette année(2009) est plutôt un modèle de sérieux.Même JP Luquand qui a la critique facile le reconnaît.
M. Rimbaud a la mémoire courte, la municipalité à laquelle il a participé (Capifali-Rassat), n'a pratiquement rien fait en investissement et quant aux gabegies, qu'il se souvienne des nombreuses fêtes au Château et des initiatives malheureuses, comme la préemption d'un Commerce sans intérêt pour la Commune.
Mais nous y reviendrons.
André DUHAMEL
Ancien Maire
15 Février 2010
Les prix de l'eau potable ont baissé de 5 à 9%
Il y a quelques jours, Raymond Abrines Maire de La Farlède (élu en 2008 sur la liste des nostalgiques de F. Pantallaci), estimait qu'il avait été battu lors des
dernières élections cantonales partielles de l'an dernier" à cause de "manipulations politiques".
Je pense pouvoir donner mon avis.
Je pense qu'il a tort et pourtant j'ai voté pour lui ainsi que mon épouse.
Le responsable est son prédécesseur. François Pantalacci n'a cessé de mépriser le reste du canton et était très réservé lors de la fondation de la Cté de Communes
C'est lui lors d'une des réunions de ses "compatriotes de Kaliste" (l'île de Beauté) à avoir déterré la hache de guerre contre la liste que je conduisais en 2001 au profit d'un de ses protégé
(paix à leurs cendres!)
Qui nous piqué un certain nombre d'entreprises qui voulaient s'installer à SOLLIES PONT, notamment l'entreprise de transport filiale de la SNCF ?
Qui nous a piqué la Gendarmerie ?
Et la liste serait longue...
Heureusement en 2008, une nouvelle équipe menée par Raymond Abrines a repris le flambeau. Nous avons pu bénéficier d'un accord sur l'aire d'accueil des gens du voyage. Bien sûr ce n'est pas
gratuit pour notre Commune, mais c'est normal. Raymond Abrines et son équipe défendent leur attachement à notre intercommunalité.
Mais malheureusement cela n'a pas suffi.
Le canton du fait de l'ancien Maire de La Farlède est coupé en deux.
La Farlède d'un côté avec Sollies Ville et de l'autre le reste (Solliès-pont, Toucas et Belgentier) qui n'a pas apprécié le petit Neuilly de François Pantalacci.
Ce qui fait que lors d'élections plus générales aucun farlédois et aucun sollièspontois ne pourra être élu.
André Garron l'a bien compris et aujourd'hui Raymond Abrines a vécu l'expérience.
Je le regrette pour eux car ce sont deux amis.
On verra avec l'"invention" du Conseiller Territorial. Mais déjà le nouveau découpage des législatives nous "condamne" à un député toulonnais. C'est pourquoi nous voyons dans nos manifestations
la présence de notre ami Philippe Vitel détenteur du titre.
Comprenne qui pourra !
André DUHAMEL
Ancien Maire de Sollies Pont (1955-2001)