Lundi 29 octobre 2007
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M. Paul D......., il se reconnaîtra me décrit sa déception. Il vient de s'installer récemment à Sollies Pont et se dit effaré de ce qu'il entend à l'endroit des
municipalités qui se sont succédées.
En fait Sollies Pont est très sympathique à condition de ne pas s'occuper de politique.
Je me suis fait élire en 1995 à la suite d'un concours des circonstances tout à fait imprévisibles.
Un ancien premier adjoint se dit prêt à constituer une liste et fait appel à moi pour tenir le poste d'adjoint aux finances et aux affaires juridiques. Rien de plus normal, vu la profession que
j'exerce : Trésorier Principal du Trésor Public. A 50 ans, j'avais derière moi 23 ans de carrière comme Comptable public.
Puis, quelques semaines après alors que nous avions commencé à constituer notre liste, la tête de liste nous annonce qu'il renonce à cause de son âge relativement avancé (70 ans). Je pense qu'il
aurait pu y songer plus tôt.
Nous restons amis et il me propose de prendre la relève.
Après avoir longuement hésité j'accepte à condition qu'il devienne président de mon comité de soutien et m'aide à constituer la liste. A l'époque il n'y avait que 7 ans que j'étais dans la
Commune.
Le Maire en place était très critiqué : il avait augmenté les impôts (presque doublé en 6 ans) et pensait sincèrement lutter contre le chômage en embauchant nombre d'agents communaux : en 1989 il y
avait 115 employés et lorsqu'en 1995 j'ai été élu, il y en avait 215 environ.
Ce qui a lourdement obéré nos finances et nous en payons aujourd'hui même encore le prix, d'autant que la municipalité actuelle a continué dans cette voie. Ils seraient autour de 260 selon une
interview récente du Secrétaire de Mairie (DGS pour les initiés).
Dans une discussion avec une équipe qui va se présenter à vos suffrages en Mars prochain, revenant sur mon échec de 2001, il me fut dit : "Tu as été un bon gestionnaire, mais ta communication était
mauvaise, tu manquais de Culture Sollies Pontoise".
C'est vrai que durant la journée j'allais travailler et que j'arrivais en Mairie vers 17 h, ce qui ne plaisait pas à certaines personnes qui souhaitaient être reçues et qui me disaient que mes
horaires étaient bien tardifs.
Pour la Culture Sollies Pontoise, je vous laisse deviner ce que cela veut dire lorsque l'on s'adresse au Maire : Passe-droit en tous genres, monopole des "anciennes familles" pour le recrutement de
leurs enfants dans le personnel municipal, favoritisme divers et variés.
Personnellement je ne mangeais pas de ce pain là et en 2001 l'on ne m'a pas épargné.
Calomnies invraisemblables :
Je me serais enrichi durant mon mandat laissant entendre que ce serait fait au détriment de la Commune alors que Comptable du Trésor, je me gardais bien d'enfreindre quoique ce soit à mon avantage
personnel.
D'ailleurs Gérard Capifali qui m'a battu en 2001 a été condamné pour diffamation par la chambre correctionnelle dAix en Provence, car il s'était permis de douter de mon intégrité dans son journal
de campagne.
En fait, j'avais acheté une propriété en quartier agricole, les ruscats" pour une somme
de 1 MF 500.
La belle affaire, j'étais déjà propriétaire d'une villa en lotissement finie de payée, nos parents à mon épouse et à moi -même, étant décédés nous avions hérité, et enfin j'étais quand même cadre
supérieur dans l'Administration des Finances.
Oui, cher Monsieur, je vous passe les affirmations en tous genres: "Je battais ma femme", "j'étais un horrible personnage qui harcelait tout le monde" et tutti quanti.
Et à mes yeux le gros problème de Sollies Pont c'est sa division en 3 groupes sociologiques:
- Ceux qui pensent qu'ils ont tous les droits et disposent de privilèges car faisant partie des vieilles familles de Sollies. D'accord il ne faut pas généraliser, j'ai de bons amis parmi les plus
authentiques représentants de ces familles, car pour certains ce sont des gens qui ne sont là que depuis une ou deux générations.
- Les habitants des lotissements qui sont souvent méprisés par le premier groupe.
- Les autres qui déclenchent la jalousie et l'envie et qui ont construit ou acheté des propriétés souvent à l'écart du "Centre Ville" et se tiennent souvent à distance de toutes ces
vicissitudes.
Pour conclure cher Monsieur je pourrais vous en dire plus, mais le blog étant public, il est dangereux d'entrer dans le détail et de mettre en cause qui que ce soit.
Je vous communique mon adresse e-mail : contact@andre-duhamel.fr
Bien Cordialement
André DUHAMEL
Ancien Maire (1995-2001)
Conseiller Municipal (pour quelques mois encore !)
Jeudi 25 octobre 2007
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En 2003, René Long, correspondant du quotidien régional a publié une interview sur les perspectives que je prévoyais pour Sollies Pont.
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Je pense qu'il est bon d'y revenir et au terme de ce mandat de la municipalité Capifali-Rassat d'effectuer les comparaisons entre mes positions de l'époque à la
situation d'aujourd'hui qui n'est guère brillante:
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André Duhamel
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Solliès-Pont
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L'état de la commune selon André Duhamel
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L'ancien maire exprime une opinion très tranchée sur la gestion communale actuelle et n'exclut pas une participation plus importante dans la vie locale à moyen
terme
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Après la Gauche Plurielle ( voir notre édition du 3 février ), voici le point de vue de l'ancien premier magistrat, André Duhamel, actuellement conseiller municipal qui
avec Jeannine Boitelle, ancienne première adjointe, forme le groupe d'opposition « D'abord Solliès-Pont ». L'ancien maire porte un regard critique sur la gestion actuelle et laisse planer le
doute quant à son retour prochain sur le devant de la scène.
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Var-matin : Quel est, selon vous, l'état financier de la commune ?
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A.D. : « Les chiffres sont ce qu'ils sont. Sollies-Pont n'est pas une commune mal gérée, mais qui manque cruellement de ressources par rapport à l'importance de sa
population. Là résident toutes les difficultés ( Il nous manque l'équivalent de 2,3 millions d'euros de ressources de fonctionnement par an si l'on s'en tient à la comparaison avec les communes
de la même strate).
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Il me serait facile de faire comme le maire actuel et dire que c'est de la faute du ou des prédécesseurs. Car même au niveau de la charge élevée des frais de personnel,
les chiffres comparatifs avec les communes de la même strate n'indiquent pas un dérapage important. Mais j'ai toujours accordé les circonstances atténuantes à mon prédécesseur qui a doublé les
effectifs. En effet, les politiques gouvernementales pour traiter le chômage ont vivement incité les collectivités à embaucher, le dernier avatar étant les Contrats Jeunes, avant il y avait eu
les CES sans parler des TUC qui ont été mis en place voici 20 ans ».
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V.M. : Craigniez-vous une hausse perpétuelle des impôts ?
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A.D. : « Je pense que la commune telle qu'on a pu la connaitre est en voie de disparition au profit des intercommunalités. Depuis la loi Chevènement, il est clair que la
volonté gouvernementale est d'obliger les communes à se regrouper et le moyen en a été la réduction des diverses dotations.
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Depuis deux ans, je m'élève contre le fait que les bases d'imposition de Solliès- Pont ont diminué en 2000, alors qu'elles avaient augmenté de 6 % au cours des années
précédentes. Le maire actuel n'a jamais osé entrer en discussion avec le préfet sur ce point.
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Durant mon mandat, je n'ai pas augmenté les impôts locaux car c'était le moyen de contenir les dépenses et j'ai pu tenir le pari. Je reconnais que dans la conjoncture
actuelle, ce serait peut-être plus difficile. Mais si l'on avait augmenté les impôts, cet argent aurait été dépensé tant les besoins sont importants, ce qui n'aurait pas dispensé la
municipalité actuelle d'en faire autant ».
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V.M. : Votre gestion a souvent été qualifiée de « catastrophique » ?
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A.D. : « Je m'insurge contre le fait que l'on présente ma gestion comme catastrophique : investir sans alourdir la note fiscale est plutôt une bonne chose. L'endettement
de la ville est à la mesure de sa taille et la dette ancienne ne m'est pas imputable. Je n'ai jamais critiqué mes prédécesseurs sur ce point : il fallait bien financer les écoles, le stade
comme j'ai du financer la réfection des voies et chemins, l'entretien des écoles, le canal de dérivation contre les inondations, le CTM, la salle des mariages au Château, la crèche....Nous
faisions pour 460 000 euros de travaux en régie et notre personnel était mieux rentabilisé qu'aujourd'hui ».
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V.M. : Quel avenir prédisez-vous à notre commune ?
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A.D. : « Pour moi, dans la mesure où le foncier est bloqué par la DDA, je suis très pessimiste et ne prétends pas avoir de solution miracle. Il faut jouer à fond la carte
de l'intercommunalité et l'idée de transférer le personnel et les compétences me semble être une solution de bon sens. Mais cela mettra du temps. De plus, il n'est pas certain que nos communes
associées soient toutes d'accord avec ce point de vue. Le président de la Communauté a certes plus de moyens, mais étant élu par ses pairs sa marge de manœuvre est très limitée. Je pense que la
logique de la loi Chevènement (qui n'est pas la mienne) nous conduira à élire les conseils communautaires au suffrage universel. Mais ceci est une autre histoire ».
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V.M. : Quelle opinion avez-vous de la gestion actuelle ?
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A.D. : « Mon opposition à Gérard Capifali est une affaire personnelle entre lui et moi. Je n'accepterai jamais la façon dont il m'a supplanté : diffamation sur mon
enrichissement personnel et tout ce que vous avez pu entendre, la justice m'a donné raison. Ceci n'a rien à voir avec le débat actuel. Je partage l'opinion de mes collègues sur le côté
autocratique du maire actuel et du mépris qu'il affiche sur les lois qui reconnaissent des droits à l'opposition. Mais en ce qui me concerne, j'en ai pris mon parti ayant d'autres chats à
fouetter. Dans un an et demi je serai à la retraite. Il sera temps pour moi d'aviser sur mon action éventuelle ».
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René LONG.
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Vendredi 07 Fevrier 2003
Lundi 22 octobre 2007
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Je viens de recevoir ce matin la notification du Tribunal Administratif, me donnant raison contre la Commune de Sollies Pont, en fait contre la municipalité
finissante Capifali-Rassat.
Le 18 Décembre 2003 la majorité du Conseil Municipal votait une délibération créant (sur vos deniers) un poste d'Attaché Terrritorial pour permettre à un agent qui avait réussi le concours, après
un congé exceptionnel de 6 mois, ce qui nous avait valu la démission de deux adjoints à cette époque, de trouver un emploi sur place, sans effort.
Cette façon de faire est absolument illégale et s'appelle "nomination pour ordre"
Mais Gérard Capifali n'avait rien à faire de ce genre de détail, ce qui lui comptait c'était faire acte de favoritisme, ce qui m'avait conduit en 1998 de me passer de ses services,
l'intéréssé étant coutumier du fait.
Pour ceux que cela intéréssent, je suis prêt à leur fournir la copie de ce jugement du 28 Septembre 2007 qui confirme une jurisprudence bien établie.
contact@andre-duhamel.fr
J'avais en son temps averti le Maire de l'époque. Evidemment dans l'opposition on nous prend pour des imbéciles, comme si perdre une élection (qui n'a jamais perdu une élection ?) était un signe de
bêtise!
Bien à vous
André Duhamel
Ancien Maire (1995-2001)
Jeudi 4 octobre 2007
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le site des contribuables associés est: www.contribuables.org,
mais par un moteur de recherche on peut l'obtenir assez facilement.
Cette association assez influente édite une bochure (3 €) pour vulgariser, au bon sens du terme, les mécanismes de la gestion des collectivités locales qui devient de plus en plus affaire de
spécialistes.
Résultat:
les élus et non des moindres qui n'ont pas cette culture se font parfois manipuler par leurs cadres territoriaux, ce qui explique en partie l'inflation du personnel municipal , sachant qu'un agent
cherche souvent à démontrer à son chef qu'il a besoin d'un adjoint pour effectuer tout ou partie du travail qui lui incombe.
J'ai en ma qualité d'ancien fonctionnaire des finances et comme élu municipal pas mal d'exemples de cette nature en tête.
Je crains que nous soyons en face d'une véritable bombe à retardement.
Ma Commune connaît une charge excessive des frais de personnel : 62 % du budget de fonctionnement malgré une augmentation de 32 % de la fiscalité locale en début de mandat.
Lorsque ces charges dépassent en chiffres absolus un montant supérieur aux recettes fiscales directes, il y a du souçi à se faire, et l'investissement est de ce fait sacrifié.
Nous aurons l'occasion d'y revenir
André DUHAMEL
Ancien Maire de SOLLIES-PONT (1995-2001)
Var
Mercredi 3 octobre 2007
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12:51
Votre commune est-elle bien gérée ?
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Mardi 2 octobre 2007
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Parti d'un bon sentiment et à la suite du mouvement de l'hiver dernier, le législateur a adopté le principe du "Droit au logement opposable". En clair cela veut dire
que tout individu, famille SDF ou mal logé pourra se retourner vers les institutions de la République pour obtenir satisfaction.
Bien ! Une fois édicté ce beau principe, il faut étudier le moyen de le faire passer à la réalité et c'est là que le bat blesse. La ministre en charge, Mme Christine Boutin s'agite beaucoup pour
trouver des solutions
J'ai relevé dans "le Monde" d'aujourd'hui un excellent article dont je vous livre le passage le plus significatif.
Ce sont les préfets qui seront en charge de l'application, mais comme ceux-ci sont matériellement dépourvus, le "bébé" , une fois encore, va être refilé aux collectivités locales, en clair aux
Communes.
Les Maires auront donc, selon toute vraisemblance, la responsabilité d'exécuter cette mission. Ils deviennent chaque jour un peu plus des mini sous-préfets chargés d'exécuter des décisions sur
lesquelles, bien sûr ils n'ont pas été consultés.
Sale temps pour les édiles. Et dire qu'il y a de plus en plus de volontaires. (cf. les intentions déclarées à Sollies Pont ou à La Farlède)
Pour paraphraser notre Ségolène Nationale : "ils ne savent pas ce qu'ils font".
Ci-dessous le passage en question
André DUHAMEL
Ancien Maire (et de plus en plus content d'être "ancien")
>
"SIGNAL TRÈS FORT AUX PRÉFETS"
L'obligation de résultat va d'abord reposer sur les préfets, insiste le rapport. Ils auront, in fine, la charge de reloger les personnes prioritaires. Or ce sont les collectivités locales,
notamment les communes, qui disposent de l'essentiel des leviers pour construire ou non des logements. Il n'y a aucune commune mesure entre la capacité des préfets à mobiliser des logements pour
les plus modestes (65 000 toits attribués par an au titre du contingent préfectoral) et le nombre de demandeurs potentiels pour la première étape (600 000 ménages). Ce décalage concerne avant tout
les territoires où le marché immobilier est très tendu, notamment l'Ile-de-France, pour laquelle le rapport réclame un "plan d'urgence".
Aussi, pour mettre sur le marché une offre de logement accessible aux plus modestes, le comité demande que les préfets "mandatent des organismes pour réaliser des logements sociaux sur le
territoire des communes ayant fait l'objet d'un constat de carence". L'Etat est aussi invité à vendre ses terrains inutilisés à un prix préférentiel permettant d'assurer l'équilibre des opérations.
Une telle décote est déjà possible mais elle n'a été appliquée que neuf fois en 2006. Cet exemple montre que les auteurs du rapport ont repris des dispositions existantes mais peu appliquées. Pour
Christophe Robert, directeur des études de la Fondation Abbé-Pierre et membre du comité de suivi, "c'est l'occasion de les booster". Mais "il faudra que l'Etat donne un signal très fort aux
préfets". Autre mesure exceptionnelle : réduire à deux mois le délai pour qu'un juge statue sur les recours - fréquents - contre les projets de construction de logements sociaux.
Le comité de suivi formule par ailleurs plusieurs propositions pour réduire les demandes de relogement (réhabilitation des logements insalubres, prévention des expulsions). Détaillant ses 37
propositions, le comité insiste sur les moyens à allouer pour relever le défi du droit au logement opposable. Mais à aucun moment, ils ne sont chiffrés.
Emmanuelle Chevallereau
Article paru dans l'édition du 02.10.07.
Vendredi 21 septembre 2007
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Nous sommes à 6 mois de l'échéance. Les élections municipales auront lieu en Mars prochain et déjà depuis quelques jours se profilent des intentions.
Des interviews ont été publiées dans le quotidien Var Matin.
C'est Jean Pierre Luquand qui a ouvert le bal. Puis ensuite André Garron et hier c'était au tour de jean Rassat qui confirmait son intention de se représenter avec une équipe renouvelée pour la
moitié.
C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de départs, une scission et quelques élus n'habitent plus notre Commune depuis plusieurs années. Certains se sont vus attribuer des
délégations et je me demande si lors du renouvellement de la muncipalité à la suite du décès de Gérard Capifali, ils pouvaient légalement être réélus adjoints, car c'est la date de l'élection qui
compte. Je n'ai pas soulevé le lièvre car je n'avais rien de spécial à leur encontre . Et cela aurait encore un peu plus alourdi le climat qui n'en avait pas besoin!
D'autres noms circulent : Georges Rimbaud qui s'est vu retirer ses délégations et l'éternel Jean Pïerre Perrault qui réapparaît tous les 6 ou 7 ans à la veille des élections.
Si toutes ces candidatures venaient à se concrétiser, cela ferait beaucoup, d'autant que d'aucuns n'ont dit leur dernier mot. Et puis 33 noms avec la parité hommes-femmes, ce
n'est pas évident.
En revanche je suis assez déçu mais non surpris par la pauvreté des programmes.
Deux thèmes semblent être le point commun de ces déclarations d'intentions :
- Le logement social, qui tient au fait que la Commune ne remplissant pas les 20 % de logements de cette nature se voit infliger une amende qui commence à être conséquente. Nous reviendrons sur le
sujet d'une loi absurde qui fait que 32 000 communes sont exonérées de cette obligation du fait de la faiblesse de leur population (moins de 3500 habitants)
Pour construire il faut du foncier et à Sollies Pont nous n’en avons plus considérant que la majeure partie de notre territoire est gelée par la Direction de l'Agriculture, alors
que d'autres communes ont vu disparaître leur zone agricole, notamment notre voisine La Farlède.
- L'attachement des candidats à "leur village". A les entendre il faudrait avoir derrière soi plusieurs générations de sollies pontois pour prétendre à la magistrature municipale.
J'ai toujours combattu ce fantasme qui tourne le dos à toute logique "républicaine" qui veut qu'à partir du moment où l'on s'installe quelque part et que l'on contribue par ses
impôts aux charges communes, l'on puisse prétendre à l'éligibilité.
Les autres qui représentent au moins les 3/4 de la population de cette Ville de 12000 habitants n'auraient pas voix au chapitre. Et quand on voit
l'état des chemins dans les quartiers extérieurs, on comprend concrêtement le sens de cet aveuglement.
Au sens athénien de l'Antiquité ils auraient constitué la classe des "métèques" qui n'ayant pas la citoyenneté ne pouvaient participer à la gestion de la cité, mais devaient contribuer par leurs
impôts aux charges de celle-ci.
En réalité si l'on prend la liste des Maires récents, disons après la deuxième guerre mondiale, à part deux exceptions, Jules Rimbaud et André Autran aucun n'étaient natifs de Sollies Pont. J'en
parle en connaissance de cause, puisque élu Maire avec seulement 7 ans d'ancienneté.
Je suis arrivé par hasard à Sollies Pont en 1988. Le coin m'a plu et malgré la défaite qui m'a été infligée dans des conditions honteuses en 2001, je reste attaché à ce "village" où pour
paraphraser Jean Rassat "j'ai choisi de mourir." L'expérience prouve qu'à compter d'un certain âge, on cherche à se rapprocher de la Ville et de ses services. Mais c'est une autre affaire.
Pour conclure, j'attends avec curiosité ce que vont nous dire ces candidats potentiels qui feraient bien de faire un effort d'imagination. Encore que vu l'importance des charges de personnel (+ de
60%) du budget de fonctionnement on se demande bien ce qu'ils peuvent promettre.
Les programmes c'est bien joli, mais dans la pratique quotidienne on pare au plus pressé et rares sont les candidats qui peuvent affirmer au terme de leur mandat qu'ils ont accompli l'intégralité
de leur programme. C'est vrai que l'acte le plus significatif de notre mandat, l'achat du Château et de son Parc, n'était pas prévu au programme. Il faut avoir une vue assez pragmatique pour être
efficace.
La Municipalité Capifali est un exemple d'inaction comparé à ses projets de campagne et je ne comprends pas que son successeur puisse encore invoquer son exemple.
Je sais que comme l'Amour, l'Amitié est aveugle, mais à ce point de cécité mentale, on se demande si l'intéressé est bien l'homme de la situation. Personnellement je ne le pense pas en toute
objectivité. Je n'ai rien contre sa personne d'autant que je ne le connais que de vue car jusque là lors des précédents mandats il ne s'était pas beaucoup investi, à part la fête de la Figue, mais
il venait à titre de professionnel.
André DUHAMEL
Ancien Maire 1995-2001
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