Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 08:44

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Hier nous avons eu droit à une émission où Nicolas Sarkozy a mis au point un certain nombre de sujets qui parcourent depuis des mois les commentaires et l'actualité.

J'en parle en toute indépendance, car adhérent de la première heure de l'UMP, je n'ai plus renouvelé ma cotisation car je ne voyais pas localement l'intérêt de cette formation à mon niveau.

- J'ai voté Sarkozy au 1 er et second tour, non pas que je sois un admirateur convaincu de ce personnage politique qui m'était apparu jusqu'au second mandat de Jacques Chirac comme un politicien de second plan.

Personnellement, je regrette Alain Madelin et Démocratie Libérale.

J'ai "voté Sarko" car c'était le seul qui me semblait crédible et au second tour je craignais par-dessus tout la victoire de Ségolène Royal.

Maintenant on ne peut pas lui demander de faire des miracles. Il applique son programme, même s'il n'a pas mesuré les difficultés de la réalité.
Donc un bon point.

 Et ce qui me plaît c'est qu'il dit qu'il compte réussir son mandat sans trop de soucier de sa réélection. Car ceux qui se font réélire des dizaines d'années à un même mandat sont souvent trop prudents et comme le dit le Président de la République "l'énergie que l'on consacre à la réélection se fait au détriment de l'action politique". Je suis bien placé pour le savoir.

On pourrait reprendre le thème de mon précédent billet : des promesses, encore des promesses et au pied du mur le maçon se dit que la chose ne va pas être aisée.

Imaginez à Sollies Pont un candidat qui irait à contre courant de tout ce que l'on nous a promis :

- Mettre la rue de la République en sens unique : impossible aujourd'hui alors que nous avions failli réussir en 1998, mais là les réseaux locaux ont fait en sorte de faire échouer la réalisation. Je ne le regrette pas car cela m'a permis d'acheter le Château. Et les combinards du coin en ont été pour leur frais.

- Améliorer les équipements sportifs : qui va payer ? Et tutti quanti!

Ce qui fait qu'aujourd'hui le Maire se trouve dans la situation d'un homme qui non seulement doit apprendre l'exercice de ses nouvelles fonctions, comme ses adjoints, personne n'ayant la science infuse, et provisoirement se contenter à expédier les affaires courantes faute de moyens.

A ce sujet des rumeurs circulant dans "le Village" laisseraient à penser que le 6 Mai nous serions fixés sur le sort du recours de JP Luquand.

Deux hypothèses:

- ou, ce que je pense, le recours n'aboutit pas car basé sur une argumentation assez faible, et l'affaire en reste là car je vois mal JP Luquand continuer une procédure vouée à l'échec.
- ou il aboutit car avec 5 voix de différence, on ne sait jamais avec les pratiques de la justice administrative, et André Garron aura intérêt à faire appel (ou recours devant de Conseil d'Etat).

Donc au moins plusieurs mois de délai. Durant ce temps l'administration communale risque d'être ralentie, ce qui n'est bon pour personne.

Toujours est-il que les Français ont besoin de promesses pour élire un candidat et en attendant tout ce qui va mal c'est la faute au Président et localement au Maire

André DUHAMEL
Ancien Maire


Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 06:58

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Malheureux contribuables de Sollies Pont ! En 2001 vous avez cru à toutes les promesses et notamment celle de ne pas augmenter les impôts. Au bout de 7 ans la situation est à nouveau délicate au niveau financier.

Au cours de mon mandat j'avais tenu jusqu'à la fin pour ne pas augmenter la pression fiscale, c'était un moyen pour contenir les dépenses, mais je savais qu'il aurait fallu demander un effort supplémentaire aux contribuables du fait du désengagement de l'Etat auprès des Collectivités locales.
 En 2 ans et notamment en 2002 la note a été salée + 32 %.

Ce qui permettait à feu Gérard Capifali de se vanter d'avoir restaurer les finances de la Ville. Au détriment des contribuables.

Bien on a vu la suite : argent facile, donc dépenses somptuaires (fêtes diverses et variées) dont le but était de flatter l'ego des élus en place et bien plus grave le recrutement important d'un personnel dont l'on pouvait se demander à quoi il allait servir.
En 2001 à la fin de notre mandat nous étions à 53 % de dépenses de personnel sur la section de fonctionnement. Aujourd'hui et en intégrant l'augmentation des recettes fiscales de 32 %, "ils" nous ont amenés à 62 % auxquels il faut rajouter le million d'euros pour le CCAS.

Funeste bilan!

André Garron le nouveau Maire (je ne voudrais pas être à sa place) devra impérativement procéder à un audit sur ce que fait chaque agent. Je sais que c'est dans ses intentions.

J'ai beaucoup apprécié le ton ferme qu'il a cru devoir adopter lors de la réunion de lundi dernier.

Quand on pense à tous les beaux projets que nous ont fait miroiter certains candidats, le décalage entre le rêve et la réalité est impressionnant.

Mais les lecteurs de ce blog savent à quoi s'en tenir depuis 2 ans que je diffuse assez régulièrement mes analyses.

Pour l'heure j'adresse tous mes vœux de réussite à André Garron qui comme Berlusconi en Italie a promis des années difficiles à ses concitoyens.
 Le rapprochement est osé.
Mais la comparaison sur les situations respectives, avec des personnalités différentes, comporte toutes choses égales en elles- même, (mutatis mutandis en latin) une identité évidente.

C'est le problème de la démocratie : pour se faire élire il faut promettre n'importe quoi et une fois aux affaires la réalité reprend ses droits. Comme disait Lénine (et je ne suis pas communiste) "les faits sont têtus ".

Franchement je pense qu'en 2001 en choisissant de ne pas nous reconduire, les Sollies Pontois ont commis une grave erreur que nous avons commencée à payer.

Je le dis sans acrimonie. On m'a reproché de ne pas avoir assez communiquer. Peut-être !

 En attendant faire de la "com" comme on dit maintenant et ne rien avoir derrière devient une dérive évidente qui menace notre démocratie.

André DUHAMEL
Ancien Maire 1995-2001


Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 07:19

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Demain Lundi 14 Avril à 18 H, se tiendra le premier Conseil Municipal de la nouvelle municipalité.
Je crois savoir que l'objet principal sera de nommer les membres des Commissions, acte de routine obligatoire.
Mais dans la pratique, ces commissions ne présentent pas une grande utilité. On l'a vu avec l'ancienne majorité qui ne réunissait pratiquement jamais ces fameuses commissions.

Sous mon mandat et sous l'impulsion de certains adjoints, nous avions pratiqué les commissions extra municipales.
Cela consiste à ouvrir à des personnalités non-élues, choisies en fonction de leurs activités et de leurs goûts.
Jean Claude Mahieu avait ouvert sa commission des écoles aux chefs d'établissements et aux représentants des parents d'élèves.

Il en est de même pour les activités culturelles et sportives où il est bon de réunir des responsables d'associations qui tout en ne souhaitant pas s'investir dans une municipalité, s'avèrent être des acteurs de la vie de la Commune.

Ceci dit, il est évident que cette solution ne saurait être  adoptée pour certaines commissions, comme l'Urbanisme, la Sécurité ou les Finances que l'on peut considérer comme "régaliennes".

Nous verrons bien ce que décideront nos nouveaux édiles.

La nouvelle équipe ne cache pas la situation très difficile qu'elle doit gérer. Ce qui n'étonnera pas les lecteurs fidèles de ce blog.

André DUHAMEL
Ancien Maire

Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 16:08

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Le gouvernement par la voix de Mme Lagarde rend responsables les collectivités territoriales du défcit public.

Quelle hypocrisie !

C'est oublier que l'Etat s'est défausser sur les dites collectivités de dépenses lui incombant (RMI...passeports etc...)

Que les dotations versées par l'Etat ont été réduites de moitié en 10 ans. pour Sollies Pont nous étions à 47 % du budget de fonctionnement en 1997 pour se retouver aux alentours de 26 % en 2008. C'est en grande partie cette raison qui en 2001, a permis à l'équipe Capifali de crier Haro sur le Baudet que j'étais, et justifier ainsi les 32 % d'augmentations des impots en 2001 et 2002. A quoi ont-elles servi ?

A organiser de coûteuses fêtes diverses et surtout à multiplier les embauches de personnel dont le besoin est loin d'être prouvé. Ce qui fait que maintenant l'équipe actuelle dirigée par André Garron voit sa marge de manoeuvre extrèmement réduite. La seule solution: ne pas remplacer les départs en retraite comme l'Etat se propose de faire.

Facile à dire ! Si c'est un emploi inutile, et il y en a, c'est facile, mais si la personne est indispensable à la bonne marche du service cela devient un sacré casse-tête.

Je vous livre si-dessous le communiqué de l'Association des Maires de France de ce jour.

André DUHAMEL Ancien Maire de Sollies Pont (1995-2001)


1er Avril 2008
«Dérapage» des déficits: le gouvernement insiste sur la responsabilité des collectivités locales

Le gouvernement persiste et signe: interrogée sur le «dérapage» du déficit public à 2,7% du PIB, la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, a estimé dans un entretien publié dans l'édition d’hier lundi 31 mars du "Parisien/Aujourd'hui en France" que «ce dérapage provient essentiellement des dépenses des collectivités locales» qui «n'ont pas fait preuve de la même maîtrise que l'Etat, notamment sur leurs effectifs»
.
Malgré les dénégations, dès vendredi dernier (voir nos infos ci-dessous), des associations d’élus, AMF en tête, qui soutiennent que le 0,2 point de plus que prévu dans les déficits publics ne peut-être imputé aux collectivités locales, notamment parce que «les dotations de l’État et les recettes fiscales (stagnant), les collectivités sont dans l’obligation, pour financer une partie de leurs investissements, qui bénéficieront aux générations futures, de recourir à l’emprunt», la ministre a aussi indiqué lundi sur France inter qu’elle devrait, vendredi prochain, lors de la réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe à Ljubljana (Slovénie), souligner la volonté du gouvernement français d'accélérer les réformes en France après ce «dérapage» du déficit public.

Elle expliquera ce «dérapage», a-t-elle indiqué, pour 0,1 point par «un retraitement comptable d'une recette de l'Etat que nous prélevons habituellement sur la Coface», et pour 0,2 point «qui correspond à un dérapage des emprunts des collectivités locales.»

Refusant de parler de plan de rigueur, la ministre affirme que le gouvernement fera ce qu'il a «toujours dit: une gestion rigoureuse et des réformes ambitieuses». «Pour 2008, il n'y aura ni révision budgétaire massive, ni coupe sombre», assure-t-elle. «Nous allons poursuivre une gestion rigoureuse des finances publiques, poursuivre les réformes en profondeur de l'économie», ajoute-t-elle, admettant néanmoins que «si en 2008 la croissance reste atone, alors le budget 2009 devra en tenir compte».
Christine Lagarde rappelle que l'un des dispositifs phares du gouvernement en matière d'économie, la future loi de modernisation de l'économie, «sera présentée en Conseil des ministres fin avril». Celle-ci «reprendra 36 des 316 propositions du rapport Attali», précise-t-elle."

Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 09:31

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Je pense que l'opinion de quelqu'un qui a vécu en direct les évènements, l'affaire de la banderole et dénonce l'idiotie des supporters du PSG, enfin de certains nervis. J'avais traité le sujet avec une touche d'humour, mais pour ceux qui l'ont vécu en direct il apparaît que cette affaire est traumatisante.

Pour la solution, je suis assez pessimiste car tous les textes répréssifs existent et cela n'empêche pas ce genre de débordements D'autant que dans la vie courante ces voyous supporters vivent de façon tout à fait normale pour la plupart, bien installés dans la vie.
C'est le problème de la foule déjà bien étudié par les psychologues: "le niveau moyen d'une foule est égale à celui du plus bête divisé par le nombre de participants".
 On le constate lors des manifestations politiques ou autres qui généralement se terminent par des actes de vandalisme.

André DUHAMEL

Monsieur,

Comme vous le savez je viens souvent consulter et discuter sur votre site.

Je suis originaire du Pas de Calais (Béthune) et je me suis rendu au Stade de France avec ma femme ce samedi. J'ai assisté à ce qu'on peut appelé la déchéance de l'esprit sportif.

Nous sommes venus faire la fête, Paris est venu taper sur des supporters. Nous sommes arrivés 2 à 3 heures avant le match  (tous fouillés), ils sont arrivés 30 minutes avant et ont forcé les services de sécurité, permettant l'accès de banderoles (nécessitaient l'accord de la ligue de football) et fumigènes (interdits) entrés dans l'enceinte du stade.

Ils ont insulté Marcel DESAILLY, parrain de l'anti-racisme. Ils ont sifflé le chanteur CALI puis SARKOZY (pourtant respectivement de gauche et de droite!!). Ils ont traités d'Enc*** les joueurs de LENS tour à tour .... Les micro de France n'ont jamais retransmis ces sons, normal pour les téléspectateurs ?

Puis, Ils ont mis leur banderole d'injures envers les ch'ti. Pendant que les stadiers enlevés en 3 minutes la banderole plus qu'amicale des lensois : "Thierry GILLARDY, cette finale est pour toi" , la banderole des parisiens (de  25 m de large !!!) est resté pendant plusieurs dizaines de minutes. Imaginé notre frustration, notre haine...
Nous étions dans un lieu de spectacles, de fêtes ... d'autant plus que c'était un match référence contre le racisme !!!!

Bravo aux ch'ti de ne pas avoir répondu à ces agressions.

Autre anecdote ; les stades ne possèdent plus de grillages pour raison de sécurité. Pourtant comme il s'agissait du PSG, ils les ont remis pour éviter les débordements.

Encore : Pour le grenelle de l'environnement. les lensois sont venus en Bus et non en train comme les autres années  !! pourquoi ? pour des raisons de sécurité dans les RER de Paris !!

Je suis personnellement rentrés à mon hotel en RER. Tous les lensois cachés leurs couleurs. Certains se sont faits crachés dessus. Nous étions frustrés de ne pouvoir nous défendre devant toutes les insultes et provocations.

Qu'en à la banderolle, je rappelle ce qu'elle disait :  "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis". sans commentaires tellement ces termes sont inhumains,  vexant, incomphensibles...

Au contraire de ce que vous dites, cette affaire n'est pas banale. Elle est totalement raciste donc condamnable et doit servir d'exemple dans le monde du sport , avant qu'elle n'atteigne d'autres disciplines. La violence ne doit pas commencé dans ces lieux de vie !!!!!

Bien cordialement et sportivement.

SIKO

PS: depuis Samedi, je suis frustré, je ne dors pas bien... Que dire des enfants dans les stades qui assistent et grandissent dans ces ambiances d'intolérance, voire de nazisme notamment pour ce qui est de la tribune Boulogne du PSG.

commentaire n° : 1 posté par : Siko le: 31/03/2008 18:29:37


Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 17:07

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Depuis le film à succès, le mot est faible, "bienvenue chez les chtis", la Région Nord est devenue à la mode, et fait parler les médias au même titre que la révérence de Mme Sarkozy-Bruni à la Reine d'Angleterre.

Et puis il y a eu cette affaire banderole lors d'un match opposant Lens, ville très significative du pays chti avec le PSG qui compte pas mal de voyous supporters.

Bien sûr cette affaire est scandaleuse et les médias récoltent ce qu'ils ont semé.

 Le Nord est toujours présenté sous un mauvais jour : Affaire d'Outreau, pauvreté relativement récente, 50 ans, alors que cette région faisait vivre la France depuis 150 ans, comme l'Est, ce qui nous a valu trois guerres avec nos voisins allemands.

Je ne comprends le tapage que l'on fait autour de cette histoire assez banale somme toute.

 Moi qui viens de Boulogne sur mer, qui je le rappelle, n'est pas en pays "Chti", le Boulonnais étant en Picardie historiquement, mais très proche de la région dans le même département, je trouve que l'on en rajoute.

Il suffit de se rendre sur tous les stades et même ici à Sollies-Pont pour entendre toutes sortes d'injures que les intéressés ne prononceraient jamais hors de ce contexte.

En revanche il y a quelques années à Pra-Loup j'ai eu la surprise de constater que des supporters de l'O.M avait cassé le pare-brise d'une voiture au motif qu'elle était immatriculée "92" et avec comme message tracé sur la glace :
-« Vive l'O.M, à bas le PSG". Là ça va trop loin. D'autant que rien n'indiquait que le propriétaire du véhicule soutenait le PSG ce qui était son droit, et n'aurait pas justifié un tel acte imbécile.

Je n'arrive pas à comprendre que le sport provoque de tels excès, les sports dits virils comme le foot ou le rugby tournent peut-être la tête à des supporters en manque de violence. C'est possible, mais tout à fait regrettable. Et comme disait Henri Salvador, "moi je préfère la marche à pied". Ce qui n'enlève rien à l'intérêt quel'on peut porter à ces deux sports.

André DUHAMEL


Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /Mars /2008 11:13

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Je vous transmets un article écrit par mon ami le Dr J-Pierre Dickes sur la grave question de l'euthnanie, mise en relief sur le plan médiatique par la demande de Chantal Sébire de se faire suicider. Finalement elle est arrivée à son but dans des conditions qu'il appartiendra à la justice d'élucider. Quoique sur le plan juridique, il est possible que la Justice n'aît rien à y voir, pyuisque le suicide est libre en France.

Cet article me touche personnellement car j'étais le parrain du fils dont il est question et qui s'appelait Damien.

André DUHAMEL


"La question de l’euthanasie est relancée dans le cadre d’une campagne médiatique dont la famille concernée a voulu se démarquer publiquement considérant qu’elle était une manipulation.

Chantal Sébire souffrait d’une tumeur rarissime d’un sinus. Le professeur Arnold Munnich, professeur de génétique infantile à l’hôpital Necker (enfants malades) et conseiller médical de l’Elysée a commencé par s’étonner que la patiente avait à l’origine refusé de se faire opérer de cette tumeur guérissable à 70 % par la chirurgie, selon ses dires. Elle a refusé l’intervention de peur de mourir. Et paradoxalement, c’est la mort qu’elle  demandera compte tenu de l’évolution de sa maladie. Il y voit un paradoxe.

Par ailleurs tous les médecins généralistes de ville ont été amenés à assister des mourants, bien que les 2/3 des Français meurent désormais à l’hôpital. Ils connaissent les traitements nécessaires pour adoucir la fin de vie de leurs patients : dérivés de la morphine, antidépresseurs, antalgiques, anxiolytiques. En tant que praticien je n’ai jamais eu de cas ingérable. Mais il doit y en avoir sans doute. Que faire ?

Nous tombons alors dans le cadre des soins palliatifs. La loi Leonetti autorise les médecins  à arrêter les traitements d’un malade quand il n’y a plus rien à faire pour le sauver. Mais en réalité ce n’était que légiférer sur une question réglée depuis plus de 2.000 ans par Hippocrate en 337 av. J.C. Tout médecin sait qu’à un moment il ne pourra plus rien faire pour guérir son patient. Et les cas d’acharnement thérapeutique sont de manière générale rarissime. La loi Leonetti prenait simplement compte du fait que chacun sait qu’un jour il doit mourir ; et qu’à un moment le médecin pouvait  savoir s’arrêter et laisser mourir son patient en paix tout en le soulageant de ses souffrances. Or Chantal Sébire a refusé les soins palliatifs notamment en disant qu’elle ne les supportait pas. Admettons. Cas extrême sans doute.

Il y avait alors une solution. La mettre sous narcose, c'est-à-dire l’endormir, puis la laisser mourir doucement dans son sommeil. J’en parle en connaissance de cause puisque c’est le dilemme qui s’est posé pour nous lors de la mort de notre fils il y a 10 ans. Afin qu’endormi, il ne souffre pas au moment de la mort. Mais là encore Chantal Sébire refuse au prétexte qu’elle voulait faire une fête avant de mourir et se faire tenir la main au moment où son cœur s’arrêterait de battre. Mais qu’est-ce qui l’empêchait de se trouver entourée de ses amis et enfants au moment où elle aurait été endormie pour l’éternité ? Rien !

Alors où est l’hypocrisie qui est invoquée en permanence par les représentants d’associations qui demandent la légalisation  pour nous médecins d’un permis légal de tuer menant tout droit au suicide assisté ? Devons-vous devenir les exécuteurs des basses-œuvres de la société ? Les personnes qui veulent en finir avec la vie peuvent le faire au moyen qui leur convient et qui ne manquent pas. Et dans le cas présent, c’est probablement ce qui s’est passé. Seul Dieu jugera.

Axel Kahn a expliqué qu’il n’y a qu’un seul cas donnant le droit légal de donner la mort : c’est la guerre. Il ne souhaite pas en créer un deuxième. "

Dr Jean-Pierre Dickés

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