Mardi 26 juin 2007
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Depuis quelques mois nous observons un regain des dépôts sauvages. Voir photo qui a été prise dans le quartier des ruscats après le petit pont du petit Réal.
Sous ma municipalité pour endiguer ce phénomène nous avions créé un service de 3 personnes avec un petit camion équipée d'une grue. Comme chacun le sait lorsque c'est propre les contrevenants hésitent à se débarrasser sur la voie publique de leurs déchets encombrants.
Evidemment l'une des premières mesures de Gérard Capifali a été de dissoudre ce petit service et revendre le matériel à La Communauté de Communes.
Celle-ci est normalement habilitée à effectuer le travail normal de ramassage des ordures ménagères, ce qu'elle fait.
Mais le Président André Geoffroy est réticent en ce qui concerne les objets encombrants qui normalement sont traités différemment.
A mon avis ce serait à la Commune de faire un grand nettoyage afin de repartir sur de bonnes bases.
NB Moins de 48 Heures après ces objets avaient disparus. Comme le blog a du bon
André DUHAMEL Ancien Maire de Sollies Pont (1995-2001)
Mercredi 20 juin 2007
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08:40
Dans quelques semaines, après la torpeur de l'Eté, va s'ouvrir une période dont la proximité des élections municipales en feront le principal sujet de discussion dans les médias et dans les conversations entre particuliers.
L'idée de reculer le scrutin de près d'un an avait étonné, mais à l'expérience cette initiative a été positive. Il n'en reste pas moins que les mandats sont définis pour une certaine durée et que la tendance à prendre des libertés avec ce principe se confirme.
Il est en effet paradoxal de ramener le mandat du Président de la République à 5 ans et rallonger celui des Maires et Conseillers Généraux à 7.
C'est peut-être la marque d'un certain mépris pour les élections locales qui doivent céder le pas "aux véritables échéances"!
Enfin ce genre de problème ne se produira plus avant longtemps. Histoire de calendrier: la prochaine municipalité sera en place jusqu'en 2014, et les prochaines élections nationales en 2012, sauf décès du Président de la République ou dissolution de l'Assemblée Nationale.
Pour revenir à notre commune, Sollies-Pont, il était courant d'entendre qu'il y aurait beaucoup de listes.
Certes ce ne sont pas les candidatures à "être Monsieur le Maire" qui manquent. Nous en avons déjà parlé.
Pour avoir participé plusieurs fois à des compétitions à ce niveau, je suis beaucoup plus réservé:
- Former une liste de 33 noms n'est pas évident.
- La parité obligatoire ne facilite pas les choses, d'autant que maintenant ce sont des listes "Chabada" en référence au film des années 60 "un homme et une femme", qui sont la règle
- le nombre d'adjoints doit compter autant de titulaires de chacun des deux sexes. (à Sollies Pont il y 9 postes d'adjoint! sic!)
J'ai eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet: c'est la qualité des personnes qui doit compter et non le sexe.
En 1995 ma liste avait à peu près respecté ces nouvelles règles tout à fait naturellement et sans contrainte.
Imaginons qu'un adjoint démissionne ou que le Maire lui retire ses délégations: faudra-t-il réélire un responsable du même sexe? Belle pagaille en perspective!!!
- Enfin pour quel résultat?
Le Maire est loin de posséder les pouvoirs que le public lui prête. J'en ai fait l'expérience
Exemple:
Permis de construire. Une des difficultés majeures du mandat de Maire:
- La personne qui possède un terrain constructible n'aura aucun mal à l'obtenir et considèrera l'affaire comme normale. Logique!
Oui mais lorsque le dossier est inacceptable par ce que contraire au Plan local d'urbanisme (PLU qui ont remplacé les POS) l'administration va tout naturellement lui opposer un refus.
Réaction de l'administré débouté:" je vais voir le Maire et lui dire ce que je pense". Rendez-vous est pris et le pauvre Maire ne peux que confirmer la décision de ses services.
Souvent l'intérèssé ne veux pas comprendre et s'imagine que M. le Maire lui en veut et jure bien que jamais il ne votera pour cet élu aussi incompréhensif.
J'en parle en connaissance de cause pour avoir vécu ce phénomène à plusieurs reprises.
J'ai un exemple: une famille de Sollies Pont possède un terrain de 4 700 m2, dans une zone constructible à 5 000 m2.
Cette famille m'en a voulu et l'un de ses membres siège dans l'actuel Conseil Municipal et semble toujours très hostile à mon égard. J'aurais bien sûr préféré donner satisfaction, mais si je l'avais fait, les services de la Préfecture nous seraient tombés sur le dos et aurait porté l'affaire au Tribunal Administratif avec la certitude d'obtenir gain de cause.
Je ne parle pas des PV pour stationnement interdit: le public pense que les Maires peuvent faire preuve d'indulgence
. Or il n'en n'est rien, la comptabilité des carnets à souche est tenue par la Gendarmerie.
Il y en a même qui viennent protester contre l'apposition du petit carton vert sur leur parre-brise: motif: "cela fait 20 ans que je stationne à cet endroit"...
Et des histoires de ce genre j'en ai à la pelle.
La vérité est que les Maires depuis l'apparition des Intercommunalités qui sont une bonne chose, n'ont rééllement plus beaucoup de pouvoirs. A moins d'être parlementaire ou au moins Conseiller Général.
Mais il se trouve que dans notre canton l'antagonisme entre La Farlède et Sollies Pont fait qu'aucun responsable des 2 communes n'a de chance d'être élu. Cela peut évoluer, j'espère!
Tout cela parce qu'en 1989, les Sollies Pontois ont eu le tort de ne pas voter pour l'ancien Maire de La Farlède aujourd'hui décédé et préféré celui de Sollies Toucas, commune avec laquelle les relations sont meilleures, c'est ensuite celui de Belgentier qui s'est imposé.
En conclusion, je pense que la formation des listes restera un parcours du combattant, notamment pour des listes indépendantes qui ne disposent pas de formation politique avec de nombreux militants qui répondront à l'appel quelques soient les perspectives de succès.
Cela peut être aussi un avantage pour une municipalité sortante, mais l'expérience prouve que ce n'est pas un gage de succès et puis 7 ans c'est long et ça use!
André DUHAMEL
Ancien Maire de Sollies Pont
1995-2001
Mercredi 30 mai 2007
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30 Mai 2007
Le maire peut ordonner l’entretien des voies privées pour préserver la sécurité des usagers de la voie publique
Un maire peut prendre les mesures nécessaires à la sécurité des usagers de la voie publique et en ordonner le nettoyage aux services communaux, même si le terrain concerné a le caractère de terrain privé.
C’est ce qu’a estimé la Cour administrative d’appel de Paris (1). Elle a rappelé que le Code général des collectivités territoriales indique (article L2212-2) que la police municipale comprend tout ce qui intéresse la commodité et la sûreté du passage dans les rues et voies livrées au public, sans distinguer entre celles qui font partie du domaine communal et celles qui, demeurées propriétés privées, ont été, du consentement de leurs propriétaires, ouvertes à l'usage du public.
Le terrain concerné appartient à une copropriété d’immeubles, n'est pas clôturé; il est contigu au trottoir, dont il ne se distingue que par des barrières de sécurité discontinues d'un modèle habituellement fixé sur les trottoirs et un revêtement différent.
Ce terrain sert de voie d'accès aux différents commerces installés au rez-de-chaussée de ces immeubles ainsi qu'à l'arrêt de bus situé sur le trottoir.
Dans ces conditions, la circonstance que ce terrain ait le caractère de terrain privé ne fait pas obstacle à ce que le maire prenne les mesures nécessaires à la sécurité des usagers de la voie publique et, le cas échéant, en ordonne le nettoyage aux services communaux.
C’est à tort que le tribunal administratif a, d'une part annulé le refus implicite du maire opposé à la demande du premier requérant, d'autre part, enjoint à la commune de mettre fin au nettoyage de ce terrain à ses frais.
(1) Cour administrative d’appel de Paris, 24 avril 2007, req. n° 05PA04739.
NDLR: Article paru ce jour dans le bulletin de l'AMF
Mercredi 30 mai 2007
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Récemment je vous disais que si nous n'avions pas acheté le château fin 1998, on ne sait pas ce qu'aurait fait la présente municipalité.
Il y a quelques jours a été inauguré une partie du Jardin "méditérranéen" que l'on doit à Roger Girodengo, artiste jardinier que Sollies Pont a la chance de compter dans son personnel.
En "prime time" je vous livre une photo de cette nouvelle oeuvre (qui a remplacé l'ancienne piscine complêtement hors d'usage.)
André DUHAMEL
Lundi 28 mai 2007
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07:40
Passée l’élection présidentielle et la formation du gouvernement, il est temps de revenir à nos (petites) affaires locales.
Que se passe-t-il à Sollies Pont ?
Pas grand chose. La seule activité qui semble mobiliser l’actuelle municipalité en dehors de l’expédition des affaires courantes (et encore ! Tous les services ne fonctionnent pas normalement et notamment le CTM), est l’organisation de diverses manifestations au Château. Je n’ai rien contre, sauf que certaines de celles-ci pourraient avoir pour cadre la place de l’Eglise manifestement vide la plupart du temps. La sortie de la messe le dimanche constitue la plus grosse fréquentation de cet espace récemment rénové.
Réflexion entendue lors de l’inauguration du Jardin méditerranéen, œuvre d’un artiste à qui l’on doit l’aménagement du Parc du Château : M. Roger Girodengo. Var Matin s’est fendu d’un mot de félicitations très bienvenu.
Cette réflexion était la suivante : « Heureusement que vous (la précédente municipalité) ayez acheté le Château, car on ne sait pas ce qu’ils (l’actuelle) auraient bien pu faire."
Le marché s’étiole Il paraît que des sollies-pontois le désertent au profit de celui de Cuers. Son emplacement est à revoir, l’ancien, le parking du boulodrome était finalement la moins mauvaise des solutions.
Pendant ce temps là, notre chroniqueur local de Var Matin se lamente des prix de l’immobilier à Solliès-Pont.
Je lui reproche non pas son constat qui semble bien réel, mais le fait qu’il fasse une impasse sur les causes de cette situation.
Pourtant il les connaît, nous en avons souvent discuté. Mais le sujet semble tabou.
Je pense être le seul à l’image de la position de l’Association des Maires de France à pointer localement la raison essentielle : la pénurie artificielle du foncier : zones agricoles qui n’ont plus d’activités depuis des décennies, l’importance des zones dites naturelles parce qu’inutilisées la végétation reprend ses droits, sans parler des zones inondables. Celles-ci à mon avis ont été largement surestimées.
Et cela tranche avec le laxisme des années 70 et 80.
Mais c’est vrai le « principe de précaution » est inscrit dans notre Constitution. Maintenant le terme à la mode est le « développement durable ». Je n’ai toujours pas saisi l’exacte signification de cette expression. S’agit-il de l’aménagement du territoire en prenant mieux en compte les données protectrices de notre environnement?
Entre nous quel charabia ! Enfin on verra bien ce que fera Alain Juppé avec son ministère.
Autre petite nouvelle : M. Jean Rassat affirme vouloir se représenter. Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une sage décision.
Il y a un âge pour tout, bientôt octogénaire, il n’incarne pas le dynamisme qu’il faudrait pour Sollies Pont.
Les Français ont choisi un homme de 51 ans pour diriger le pays. Ce serait à mon avis la meilleure des choses que Sollies Pont se mette au diapason de la France.
Nous n’avons pas parlé du budget.
Il n’en vaut pas la peine, sauf que les charges de personnel et les dépenses « fêtes et cérémonies » ont cette année, je dirais une fois de plus, connu une forte augmentation. Quant aux investissements : toujours la même technique, il est prévu plus de 3 Millions d’euros de travaux et autres investissements divers dont la liste assez floue et péniblement lue en conseil municipal par le Maire actuel à la suite de ma demande.
En contre partie on prévoit un « emprunt en attendant les subventions ». Autant dire à la Saint Glinglin ! ! !
Le mandat sera terminé et l’on aura eu un budget virtuel. Cela devient une habitude, effet d’annonce sans suite.
JP Luquand, l’autre « blogeur » politique a publié sur son site une analyse assez bien sentie et je vous engage à vous y rendre : www.jpsollies.com
Même si nous ne sommes pas du même bord politique il faut reconnaître les qualités des uns et des autres.
Affaire à suivre…
André DUHAMEL
Ancien Maire de Sollies Pont
PS- Il ne s’agit pas d’un plaidoyer pro domo, j’aurais 63 ans lors des prochaines élections municipales.
Jeudi 10 mai 2007
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On se souvient qu'en décembre le personnel de la Commune de Sollies Pont s'était mis en grève et avait défilé dans les rues. Ce qui était une première.
Je ne connais pas les détails de cette affaire, mais je rappelle que mon successeur, Gérard Capifali avait trouvé intelligent de congédier les deux cadres supérieurs, c'est à dire le Secretaire Général (DGS) et le Directeur des services techniques dès sa prise de fonction.
De plus il avait estimé que cette présence n'était pas utile et durant son mandat jusqu'à son décès, il ne voulait pas de Secrétaire Général. Quant au DST il changeait assez souvent.
Evidemment le personnel ne savait plus à quel saint se vouer, car pour une ville de 13 000 Habitants la présence de ces cadres, normalement d'une haute technicité est indispensable.
Ce matin, dans ma boîte aux lettre j'ai reçu un tract du syndicat FO qui met en cause l'attitude du nouveau DGS.
Actuellement je n'en sais pas plus sur ce nouveau conflit. Je ne tarderai pas à avoir des précisions
Mais dans tout cela, il semble bien que la plupart des membres de cette majorité municipale se montre en dessous de tout.
Il y a des exceptions, mais comme par hasard ce sont les services auxquels cette majorité n'a pas touché qui fonctionnent le mieux.
Nous en reparlerons très certainement
André DUHAMEL
Ancien Maire de Sollies Pont
Dimanche 6 mai 2007
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Votre programme
Autrement dit les réalisations que vous comptez effectuer. Ou les buts à atteindre que vous vous fixez.
Mais Dieu merci on ne parle plus de buts.
On parle de projets. Le mot est à la mode depuis déjà une ou deux décennies.
L’administration elle-même en est friande.
Voir par exemple « les projets d’établissement » imposés par l’Education Nationale qui firent fureur il y a quelques vingtaines d’années.
Le naïf aurait plutôt pensé que le but d’un établissement scolaire était d’inculquer une certaine dose de savoir aux élèves qui leur étaient confiées. But concret que l’on devait s’efforcer d’atteindre.
Mais le « projet d’établissement », lui, renvoyait à une nébuleuse vers laquelle les enseignants voguaient au gré de leur fantaisie.
Mais ou suis-je partie vous demandez-vous, avec ces vieilles lunes de projets d’établissement ?
Simplement à vous faire comprendre tout l’intérêt que vous pouvez tirer partie du fait que votre programme est assimilé à un projet et non à un but.
Le but est précis. Vous partez en balade, vous prenez le T.G.V, vous prenez un avion. Dans plus de quatre vingt dix neuf pour cent des cas vous devez arriver à la petite chapelle au sommet de la colline, en Avignon, à Djerba.
Par contre si vous projetez une ballade pour un jour prochain, un week-end dans le Luberon, ou des vacances en Tunisie, sans m’étendre sur les divers aléas et sur ce qui pourrait vous faire changer d’avis, je puis vous assurer qu’il reste une grande marge d’incertitude avant votre projet devienne réalité.
Vous touchez là tout le côté flou qui entoure le concept de projet. D’ailleurs le footballeur vise le but pas un projet (heureusement, sinon sait-on jamais où irait atterrir le ballon).
Vous voyez donc la toute la latitude dont vous pouvez disposer pour exposer les « projets » de votre programme.
Nelly DUHAMEL-LOMBARD
Retraitée de l'Education Nationale